Rugby - Commotions - Commotions : le groupe témoin s'élargit, 24 manquements pointés contre les fédérations internationale, anglaise et galloise

L'Equipe.fr
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De nouveaux joueurs ont rejoint la bataille judiciaire engagée contre World Rugby et les Fédérations anglaise et galloise au sujet des commotions. Les trois institutions ont par ailleurs été informées par courrier des manquements qui leur sont reprochés et vont devoir y répondre. Dix jours après l'annonce d'une attaque en justice contre World Rugby et les Fédérations anglaise (RFU) et galloise (WRU) de la part d'une centaine de joueurs réunis dans un groupe témoin, les rangs des plaignants ne cessent de grossir. Dans un communiqué publié ce jeudi par le cabinet d'avocats qui accompagne les joueurs, il est annoncé que six nouveaux éléments ont rejoint l'action légale, notamment entreprise par d'anciens internationaux comme Alix Popham, Steve Thompson ou encore Michael Lipman. lire aussi Alix Popham : « Le matin, j'écris tout sur un papier » Seuls deux noms ont été dévoilés publiquement : Adam Hughes (30 ans), un ancien international gallois U20 qui a arrêté sa carrière en 2018 après une blessure à la tête, et Neil Spence (44 ans), un ancien troisième-ligne passé lui par les sélections de jeunes en Angleterre. Ces derniers vivent aujourd'hui avec des séquelles dues à des commotions répétées pendant leur carrière, qui vont de symptômes post-commotions (maux de tête, difficultés à se concentrer...) à une éventuelle encéphalopathie chronique (ECT). Un courrier adressé à World Rugby et aux fédérations anglaise et galloise Dans le communiqué, il est également précisé, comme cela avait été évoqué en début de semaine, qu'une lettre a été adressée à World Rugby, la RFU et la WRU. Une réclamation qui pointe 24 manquements de la part de ces institutions. « Les plaignants estiment que la RFU, la WU et World Rugby leur devaient, en tant que joueurs professionnels, le devoir de veiller raisonnablement à leur sécurité en établissant et en mettant en oeuvre des règles et des régulations relatives à l'évaluation, au diagnostic et au traitement des commotions cérébrales ou suspicions de commotions cérébrales pendant les entraînements et les matches, est-il écrit. Compte tenu de l'importance du risque de lésions cérébrales graves et permanentes résultant de ces commotions, il incombait à World Rugby, la RFU et la WRU de prendre de telles mesures pour éliminer, réduire ou minimiser les risques des lésions cérébrales consécutives à de telles blessures. » Les trois Fédérations visées ont désormais trois mois maximum pour fournir leurs premières réponses. lire aussi Le monde du rugby divisé face au problème des commotions