Rugby - Commotions - Royaume-Uni : une étude prône l'interdiction des plaquages pour les enfants

L'Equipe.fr
·2 min de lecture

Pour réduire les risques liés aux commotions et aux lésions cérébrales qu'elles peuvent provoquer, une étude rendue publique ce vendredi au Royaume-Uni en appelle au gouvernement pour interdire les plaquages chez les jeunes. Depuis l'annonce d'une plainte collective organisée par un groupe d'anciens joueurs contre World Rugby, la Fédération anglaise (RFU) et son homologue galloise (WRU), le sujet du traitement et de la prévention des commotions est au coeur des débats rugbystiques. C'est dans de contexte qu'une étude menée par un groupe d'universitaires britanniques a été rendue publique ce vendredi dans une lettre ouverte adressée aux autorités sanitaires d'Angleterre, d'Écosse, d'Irlande et du pays de Galles. Dans leurs conclusions, ces chercheurs des universités d'Oxford Brookes, de Newcastle et de Winchester en appellent à l'interdiction des plaquages chez les enfants pour éviter des lésions graves à la tête. « Nous sommes préoccupés par le fait qu'en n'agissant pas pour protéger les enfants contre les plaquages dans le jeu scolaire et en laissant aux instances dirigeantes du rugby le soin de décider quelles informations recueillir, quand elles demandent d'en recueillir, le gouvernement britannique expose les enfants à un risque important, est-il écrit. Il est maintenant bien établi que les jeunes joueurs de moins de 18 ans sont particulièrement vulnérables aux blessures par commotion cérébrale en raison du développement et de l'état neurophysiologique dynamique du cerveau des adolescents. » « Protéger nos enfants des mêmes erreurs » En Angleterre, en Écosse et en Irlande du Nord, des restrictions ont été mises en place pour empêcher les enfants âgés de 11 ans et moins de jouer de la tête pendant les entraînements... de football. La même logique pourrait-elle être suivie en rugby ? C'est ce que prône clairement cette étude. « Au cours des dernières semaines, nous avons entendu les terribles nouvelles d'anciens joueurs professionnels qui souffrent des effets de commotions et de sous-commotions sur leur cerveau, a déclaré Adam White, professeur de sport et de sciences de l'entraînement à Oxford Brookes, en référence à l'action collective évoquée plus haut. Nous devons maintenant faire tout notre possible pour protéger nos enfants des mêmes erreurs. »