Rugby - Disparition - L'hommage de Thierry Dusautoir à Christophe Dominici : « Cet essai contre les All Blacks, c'était tellement lui »

L'Equipe.fr
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Thierry Dusautoir, ex-international français, se souvient de Christophe Dominici comme d'un joueur habité par la hargne de gagner, à l'image de son mythique essai face à la Nouvelle-Zélande, en demi-finale de la Coupe du monde 1999. Thierry Dusautoir ex-international et coéquipier de Christophe Dominici chez les Bleus lors de la Coupe du monde 2007 : « C'est un choc pour pleins de raisons. Il était si jeune. C'est un joueur que j'ai d'abord admiré plus jeune et ensuite j'ai été excité de jouer contre lui et avec lui parce que c'était toujours intéressant. Est-ce qu'il faut vraiment le présenter ? C'était un compétiteur hors pair et c'est pour ça qu'il était si dur à affronter. Cet essai contre les All Blacks (en demi-finale de la Coupe du monde 1999) où il s'arrache, après un jeu au pied à suivre, c'était tellement lui : cette hargne de gagner. Malgré son gabarit, il était déterminant. Je me souviens que cela m'avait marqué quand Franck Comba et lui s'étaient révélés. C'était extraordinaire. Malgré le fait qu'il était une véritable légende du rugby français, il était très accessible, il savait mettre tout le monde à l'aise et notamment les jeunes À titre personnel, j'ai vécu des moments immenses avec lui. Le premier souvenir qui me revient, c'est cette fin de repas, à Marcoussis, avec Yannick (Nyanga), après la défaite contre l'Argentine en match d'ouverture de la Coupe du monde 2007. Il s'était levé et avait été tapé à toutes les portes de chambre et c'est comme ça qu'a démarré l'épisode du Bar à Thym (tous les joueurs du Quinze de France avaient fait la fête toute la nuit dans un petit bar restaurant de Marcoussis, proche du CNR). Malgré le fait qu'il était une véritable légende du rugby français, il était très accessible, il savait mettre tout le monde à l'aise et notamment les jeunes. Ce n'est pas quelqu'un de ma génération, mais nous avons fait un beau bout de chemin ensemble, nous avons partagé des émotions si fortes. Je suis sincèrement ému d'apprendre sa disparition. » lire aussi Frédéric Michalak : « Domi, c'était un peu le grand frère »