Rugby - ESP - Espagne : David Mélé reprend du service

L'Equipe.fr
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L'ancien demi de mêlée de Perpignan figure parmi les trente joueurs convoqués par le sélectionneur espagnol Santi Santos pour une tournée en Uruguay. La Coupe du monde 2023 est dans un coin de sa tête... Il avait dit stop. Après une dernière saison à l'USAP (2018-2019), le demi de mêlée narbonnais s'en était retourné en Angleterre afin d'intégrer le staff des entraîneurs de Leicester, le club dont il avait défendu les couleurs durant deux saisons (2013-2015). L'envie était manifestement trop forte. Pour son anniversaire, puisqu'il célébrera ses 35 ans jeudi, David Mélé a décidé de s'offrir une parenthèse à Montevideo où la sélection espagnole affrontera l'Uruguay à deux reprises (1er et 6 novembre), avant de défier le Portugal à Madrid, en clôture du Six Nations B (15 novembre). « Quand j'ai perdu mon boulot à cause du Covid-19, explique-t-il, j'ai eu l'opportunité de signer comme entraineur-joueur à Ampthill, en Championship, la deuxième division anglaise. Le jeu me manquait, même si j'adore ce métier d'entraîneur, et j'ai décidé de rechausser les crampons avec cette perspective de me frotter aux Saracens ou à des équipes comme Ealing, l'un des gros bras de la division. » La compétition n'a jamais commencé, mais David Mélé a retrouvé le chemin de la salle de musculation et une forme qui lui permet donc d'envisager ce retour inattendu. « Je ne sais pas si je serai dans le rythme, concède-t-il, mais certains signes me laissent penser que je devrais être en mesure d'apporter à l'équipe, mais surtout de prendre du plaisir. » David Mélé « La Coupe du monde ? Si je peux la jouer, je la jouerai » Ce même plaisir qu'il a ressenti avec l'Espagne, au printemps 2019, face à la Belgique, le Brésil, le Chili et... l'Uruguay, sa dernière apparition sur un terrain de jeu, le 22 juin. « Je croyais avoir achevé ma carrière à Montevideo, rigole-t-il. Je la recommence finalement au même endroit. » Avec une idée derrière la tête, celle, pourquoi pas, de disputer la Coupe du monde en France, en 2023 : « J'aurai 37 ans, je ne sais pas où j'en serai à ce moment-là, mais le challenge me plaît. Si je peux la jouer, je la jouerai. Si le sélectionneur a envie que je fasse partie d'une manière ou d'une autre de l'aventure, je le suivrai avec plaisir. Lors du dernier Tournoi par exemple, j'étais consultant pour la stratégie et le jeu au pied. » Pour espérer figurer au programme en 2023, l'Espagne a intérêt à empocher un maximum de points au classement de World Rugby. Et d'abord de dominer le Portugal le 15 novembre pour décrocher la deuxième place du Tournoi derrière la Géorgie. « Il y a un gros vivier en Espagne, indique Mélé, avec beaucoup de bons jeunes joueurs qui sont en train d'acquérir de l'expérience. Si je peux leur amener un peu de mon expérience... » D'ici la fin de l'année, David Mélé va rentrer en France, à Port-la-Nouvelle, « parce que j'ai besoin de me rapprocher de la famille, des amis, des choses simples que l'on a tous un peu oubliées ces derniers temps. Peut-être que je trouverai un club de Fédérale pour m'entretenir... »