Rugby - Fédérale 1 - Philippe Caloni (manager de Marcq-en-Baroeul) : « On ne va pas se construire sur les cendres d'un autre club, nous avons été rassurés »

L'Equipe.fr
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Le manager de l'Olympique Marcquois Rugby Lille Métropole (Fédérale 1), Philippe Caloni, fait part de sa surprise quant au timing de l'annonce de l'arrivée du Biarritz (Pro D2) dans le Nord. « Surpris », c'est le mot. Voilà le sentiment de Philippe Caloni, jeudi soir, lorsqu'il a découvert que le Biarritz Olympique était tout proche de venir s'installer dans le Nord, à Marcq-en-Baroeul et au stade Villeneuve d'Ascq. Surpris, mais pas totalement naïf et pas forcément révolté non plus. Le manager du club de Fédérale 1, à l'arrêt depuis le 17 octobre dernier, précise à L'Équipe : « On peut faire des entraînements, car nous sommes assimilés pro, mais je dois bien reconnaître que c'est le calme plat en ce moment. Alors cette affaire met un peu de piment dans nos semaines... Nous avons, à Marcq-en-Baroeul, un projet en plein développement nous aussi, donc si on peut parler du club dans les médias, ce n'est pas une mauvaise chose, rigole-t-il. Nous avons été mis au courant mardi qu'il existait des discussions, que le président de Biarritz avait rencontré des gens. Mais mon président, Olivier Gradel a rassuré tout le monde. On n'a pas envie de se construire sur les cendres d'un autre club. Notre projet ne date pas d'aujourd'hui, il faut respecter le travail que l'on fait, respecter les vingt joueurs sous contrat, il y a la vie de familles en jeu quand même. Je ne sais pas si cela va clore le dossier, si cela va aller dans la surenchère, mais au moins nous avons été rassurés. Nous avons, nous aussi, envie de poursuivre notre projet. » Martine Aubry, maire de Lille, chez nos confrères de Sud Ouest « Quand j'ai lu ça dans la presse, j'ai cru à un gag. Pour moi, cela n'a aucun sens » Plus tôt dans la journée, la maire de Lille, Martine Aubry, avait jugé « hallucinant » le projet mené par Jean-Baptiste Aldigé et Louis-Vincent Gave, président et propriétaire du Biarritz Olympique. « Quand j'ai lu ça dans la presse, j'ai cru à un gag, a-t-elle confié à nos confrères de Sud Ouest ce vendredi. Je suis basque, au moins à 50 %, j'ai passé toutes mes vacances d'enfance au Pays basque. J'y suis extrêmement attachée, et à tout ce qui est important pour lui. C'est une terre de rugby. Et le BO, c'est pour Biarritz une identité, comme pour le rugby en général. Je trouve complètement hallucinant de vouloir le délocaliser. Un club, c'est quoi ? Ce sont des joueurs, mais aussi des supporters, toute une population autour, un lieu, etc. Pour moi, cela n'a aucun sens. »