Rugby - La Fédération française de rugby lance une vaste campagne de recrutement d'arbitres

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Dans le sillage de ses cinq représentants au dernier Mondial japonais, l'arbitrage français se porte bien. Mais plusieurs centaines de sifflets sont toujours recherchées pour la saison à venir, en particulier des femmes.On ne sait pas encore quand la saison actuelle se terminera, mais Franck Maciello, directeur technique de l'arbitrage (DTA), prépare déjà la suivante. « Pour avoir un effectif complet et faire en sorte que chaque match soit arbitré par un officiel, il faudrait environ 400 arbitres de plus », pose l'ancien arbitre, qui a notamment officié lors de la finale du Top 14 en 2007. Cette saison, ils sont 2915 à siffler sur les pelouses françaises. Parmi eux, cinq professionnels : Pierre Brousset, Pascal Gaüzère, Romain Poite, Mathieu Raynal et Alexandre Ruiz.Les quatre derniers cités étaient présents lors de la dernière Coupe du monde, en compagnie de Jérôme Garcès, qui a pris sa retraite après être devenu le premier arbitre français à officier en finale de la plus prestigieuse des compétitions. Aujourd'hui, le Béarnais est manager technique du secteur professionnel et Franck Maciello compte s'appuyer sur son image pour attirer davantage de candidats.De (très) jeunes volontairesCela semble fonctionner, à tel point que de nombreux aspirants ne sont pas encore majeurs. « La position des arbitres français sur le plan international nous aide beaucoup et permet de faire rêver, reconnaît Franck Maciello. Il y a de jeunes rugbymen qui ont envie de devenir arbitre professionnel, c'est assez nouveau. Mais ça nous pose un problème de responsabilités au niveau des catégories d'âge et des déplacements. » Les mineurs sont acceptés, mais ils ne peuvent pas arbitrer des matches opposant des adultes tant qu'ils ne le sont pas eux-mêmes.Au coeur de la préparation des arbitresAvant de pouvoir diriger une rencontre sifflet en main, les arbitres en cours de formation (ACF) doivent suivre un processus d'apprentissage, qui débute toujours par la sécurité des joueurs. Les aptitudes physiques sont ensuite recherchées. « On est assez exigeants : professionnels ou non, on impose aux arbitres les mêmes standards que World Rugby », prévient Franck Maciello. Il faut être capable, par exemple, de courir 40 mètres en moins de 5,8 secondes. La connaissance du jeu est également recherchée : « Il ne faut pas dissocier l'arbitre du joueur. C'est complémentaire et l'art de l'arbitrage est de trouver cet équilibre entre la règle et l'esprit. »173 arbitres femmes seulementAprès une année de formation, les ACF deviennent ensuite arbitres stagiaires s'ils réussissent l'examen. Puis à chaque nouvel échelon, son test : l'examen territorial, pour arbitrer dans sa Ligue, puis l'examen fédéral, pour officier à partir de la troisième division. Les arbitres fédéraux sont ensuite évalués sur le terrain, et peuvent ainsi gravir les échelons jusqu'au secteur professionnel. « De l'obtention de l'examen fédéral au secteur professionnel, il faut compter une dizaine d'années. On dit toujours qu'il faut dix ans pour former un bon arbitre. »Jérôme Garcès, un compétiteurCette année encore, l'objectif est de développer l'arbitrage féminin. Actuellement, France Rugby ne compte que 173 arbitres femmes. Mais soixante ont été recrutées cette saison. « L'objectif est de doubler les effectifs et d'avoir au moins une femme dans l'arbitrage professionnel à plus ou moins long terme, assure Franck Maciello. On espère que nos têtes d'affiche que sont Aurélie Groizeleau et Dorianne Domenjo, qui arbitrent au niveau international féminin, vont susciter des vocations. »

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