Rugby - FFR - Bleus - Le président de la FFR, Bernard Laporte, ira «jusqu'au bout» de son idée concernant les contrats fédéraux

L'Equipe.fr
En pleine tension entre LNR et FFR au sujet des reports de match de Top 14 suite à la fusion parisienne, le président de la FFR, Bernard Laporte, rappelle son projet de contrats fédéraux pour les internationaux du groupe France. Et menace de ne plus travailler avec la LNR à partir de 2020 si elle ne se plie pas à ses exigences.

En pleine tension entre LNR et FFR au sujet des reports de match de Top 14 suite à la fusion parisienne, le président de la FFR, Bernard Laporte, rappelle son projet de contrats fédéraux pour les internationaux du groupe France. Et menace de ne plus travailler avec la LNR à partir de 2020 si elle ne se plie pas à ses exigences.Lorsque Castres, par la voix de son président Pierre-Yves Revol, demande à ce que la FFR et la LNR se mettent d’accord pour régler le problème des matches de Top 14 reportés pour cause de grève et de fusion entre le Racing 92 et le Stade Français, voilà que le président de la FFR, Bernard Laporte revient via le site fédéral, sur son projet de contrats fédéraux, autre sujet qui fait polémique entre les deux institutions qui gèrent le rugby français. «On va commencer par signer les contrats avec les joueurs. J’aimerais qu’on puisse disposer des avants pendant une grande partie de la saison. Il faudrait qu’une quarantaine de joueurs, grosso modo, soit à la disposition de l’équipe de France pendant six mois. Pour qu’ils forment une véritable équipe, à la manière d’un club. Ça prendra deux ou trois ans parce que des contrats sont en cours entre les joueurs internationaux et les clubs, et que nous les respecterons.»Le nouveau boss du rugby français précise que la FFR «va payer les internationaux à hauteur des contrats existants quand ils seront avec le XV de France.» Et assure, contrairement à ce qui avait été dit, que les joueurs du XV de France ont bel et bien signé un avenant à la convention FFR/LNR. «A Nice, on a réuni les joueurs internationaux français. On a argumenté nos propositions. Et lorsqu’ils ont compris ce qu’on leur expliquait, ils ont signé le protocole. Unanimement. C’est un avenant à la convention qu’ils ont signé avec la FFR, leur engagement pour soutenir la réforme des contrats fédéraux. Ils veulent du changement» dit-il.Reste que cette interview met une nouvelle fois de l’huile sur le feu qui couve entre Laporte et Goze, entre la FFR et la LNR. Pour autant, le président de la FFR est catégorique : «Si la LNR dit toujours non à ce que l’on propose ou à ce que l’on demande, alors je ferai sans la LNR.» Nouvelle déclaration de guerre, donc. «Je suis le président d’une fédération, la FFR, qui donne délégation à une association, la LNR, pour gérer le rugby professionnel, martèle Laporte. Cette délégation prend fin en 2020. Si certains se foutent du XV de France, tant pis pour eux. Je suis déterminé, j’irai au bout. Je ne prends pas les clubs en traître. Je travaillerai avec ceux qui veulent bien travailler avec nous. Mais en 2020, je travaillerai avec tous les clubs professionnels !»

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