Rugby - Fusion - Plusieurs joueurs de Montpellier sont solidaires des Stadistes qui font grève contre la fusion

L'Equipe.fr
Alors qu'ils préparent la réception, samedi, du Racing, les Montpelliérains, et notamment ceux qui ont porté le maillot ciel et blanc, disent toute leur désolation devant une situation qu'ils ont du mal à comprendre.

Alors qu'ils préparent la réception, samedi, du Racing, les Montpelliérains, et notamment ceux qui ont porté le maillot ciel et blanc, disent toute leur désolation devant une situation qu'ils ont du mal à comprendre.Benjamin Fall : «Ce match de samedi est forcément spécial, pour nous, les anciens Racingmen, pour les Racingmen eux-mêmes, bien sûr, qui sont dans une position délicate. Je ne pense pas que ces deux clubs très stables, centenaires, ces deux belles équipes, tour à tour championnes de France, avaient besoin de s’unir. C’est triste pour l’histoire de ces deux clubs. Je comprends que les joueurs du Stade aient envie de faire grève. C’est un crève-cœur pour eux. Des joueurs vont être sur le carreau, la plupart des clubs ont déjà préparé leur recrutement et ils risquent d’avoir du mal à rebondir. On a échangé avec Alex (Dumoulin) et des copains. Ils sont abattus. Ça été une grosse surprise, ils n’ont pas été préparés, c’est ça le pire. C’est un peu lâche. La famille du rugby est grande et forcément, ça nous affecte nous aussi. Pourquoi les Racingmen ne font pas grève eux-aussi ? Ils sont en position de force. Le staff va être celui du Racing, l’équipe devrait s’entrainer sur les installations du Racing, les matches devraient avoir lieu dans le nouveau stade. Forcément, ça cache quelque chose.»Antoine Battut : «Je suis triste quand j’entends que 45+45 égale 45. Dans les 45 que l’on enlève, c’est 45 familles, pas 45 joueurs. Je suis triste également pour les joueurs qui ont toujours porté les couleurs de leur club et qui subissent cette affaire. La grève, je la comprends et la soutiens. Je ne suis pas à la place du président du Stade Français, je ne me permettrais pas de juger la façon dont il a géré son club, mais je sais que personne n’est éternel et je ne suis pas convaincu quand j’entends que c’est la meilleure solution pour le Stade Français. Pour moi, il faut accepter aussi qu’il y ait meilleur que soi ; l’arrivée d’investisseurs plus forts, il faut savoir l’accepter. Parce que c’est la règle. Il faut savoir gagner, mais aussi être beau joueur quand un plus gros investisseur arrive. Si je suis étonné que le Racing ne fasse pas peser la menace d’une grève ? C’est un sujet délicat, il appartient aux joueurs. Je ne suis plus au Racing. Je ne sais pas comment ça se passe concrètement, en interne. Mais je sais qu’il y aura des pots cassés des deux côtés.»Benoît Paillaugue : «Quand j’ai appris la nouvelle, j’étais en salle de kiné. Quand on a vu ce logo, on a d’abord pensé à une blague. Ça m’attriste parce que le Stade est le club dans lequel j’ai été formé. J’y ai passé quatre ans, j’ai encore beaucoup d’amis là-bas. C’est un club qui puise sa force dans sa formation avec beaucoup de jeunes intégrés en équipe première. Le voir s’effacer d’un claquement de doigts, ça fait mal au cœur et à tout le rugby français. Tout le monde comprend la position des joueurs et je soutiens évidemment ce mouvement.»

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