Rugby - Fusion - Réunion sous tension à la Ligue au sujet de la fusion Stade Français - Racing 92

L'Equipe.fr
Les joueurs du Racing 92 ont demandé le report de leur match de Top 14, samedi soir à Montpellier, tandis que ceux du Stade Français ont exprimé leur volonté de poursuivre la grève, vendredi midi lors de la réunion à la Ligue nationale (LNR).

La réunion au sujet du projet de fusion Stade Français - Racing 92 convoquée dans l'urgence après l'annonce d'une grève des joueurs parisiens se poursuivait en fin de matinée.Débutée à 8h30 ce vendredi matin au siège de la Ligue nationale (LNR), avenue de Villiers dans le XVIIe arrondissement, la réunion d'urgence convoquée à la suite de la décision des joueurs du Stade Français d'entamer une grève, après l'annonce lundi du projet de fusion avec le Racing 92, se poursuivait en milieu de matinée.Fusion, questions brûlantesLes deux présidents, Jacky Lorenzetti (Racing 92) puis Thomas Savare (Stade Français), sont arrivés les premiers sur le lieu de rendez-vous, peu avant 8 heures. Le deuxième a été interpellé par un supporter stadiste : «Vous jouez au Monopoly avec le club, au moment où c'est compliqué vous renversez la table.» «Non, j'essaie de sauver le club et vous le savez très bien», lui a répondu Savare avant de filer à l'intérieur du bâtiment.C'est en occupant toute la largeur du trottoir que l'intégralité de l'effectif professionnel du Stade Français, accompagné du staff parisien, est arrivé sur place à 8h10. Tous vêtus de polos roses, ils ont été accueillis par des applaudissements nourris, lancés par la cinquantaine de supporters du Stade Français venus dès l'aube faire le pied de grue et afficher leur soutien (côté Racing, ils étaient moins d'une dizaine et se partageaient entre pro et anti fusion). Après négociation, Pascal Papé et ses coéquipiers ont tous pu pénétrer dans le siège de la Ligue nationale.L'accueil réservé aux cinq joueurs du Racing ayant fait le déplacement (Swarzewski, Voisin, Lacombe, Chauveau et Carizzi) a été nettement moins chaleureux, Swarzewski, tancé verbalement pour son soutien au projet de fusion, s'est arrêté quelques instants pour s'expliquer avec des membres de l'association stadiste le Virage des Dieux. «On est là pour trouver des solutions, s'est défendu le talonneur. Après, on est d'accord, la communication n'a pas été bonne.»À 9h15, plusieurs joueurs du Stade Français ont quitté, par grappes, les lieux, préférant se regrouper dans un autre lieu dans l'attente de la fin des tractations. «Si on est là, c'est qu'on y croit, a assuré Jonathan Danty. On espère obtenir ce que l'on veut, à savoir le retrait définitif du projet du fusion. Sinon, on continuera la grève.»A l'issue d'un peu plus de trois heures de réunion, le président de la Ligue, Paul Goze, a déclaré que les discussions avaient été «apaisées» et a fait savoir qu'une nouvelle réunion aurait lieu lundi, à 18 heures.Une décision sur la tenue des matches du week-end doit encore être annoncée, en début d'après-midi. Le Stade Français doit se déplacer à Castres en Top 14, samedi en fin de journée (18h30), alors que le Racing est attendu le soir à Montpellier (20h45).

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