Rugby - Les Gallois et Toulon, une histoire de désamour

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Toulon a souvent recruté des internationaux gallois. Pas toujours avec succès, comme vient de le rappeler l'épisode Rhys Webb.Leigh Halfpenny, l'absent au mauvais momentSes trois saisons à Toulon, entre 2014 et 2017, ont plutôt été réussies. Parmi les tout meilleurs arrières du monde à l'époque, excellent buteur de niveau international, Leigh Halfpenny était titulaire indiscutable lors du troisième et dernier titre européen du RCT, en 2015.Si sa saison suivante a été gâchée par une grosse blessure, subie en sélection, au début de la Coupe du monde anglaise (2015), c'est surtout la fin de son aventure varoise qui a laissé un goût amer chez les Rouge et Noir : convoqué par les Lions Britanniques et irlandais pour leur tournée en Nouvelle-Zélande, Halfpenny avait choisi de répondre à cette sélection plutôt que de jouer la finale du Top 14 contre Clermont.Eifion Lewis-Roberts, le passage éclairSon nom est plus resté dans les mémoires pour son contrôle positif à l'issue de la finale de Top 14 2012 - duquel il sera finalement innocenté quelques mois plus tard - que pour son unique saison dans le Var. Pourtant, le pilier gauche gallois Eifion Lewis-Roberts a disputé 34 rencontres (26 en Top 14 dont 12 titularisations et 8 en Challenge européen) sous le maillot du RCT et marqué cinq essais. Arrivé à 30 ans à Toulon après plusieurs saisons honnêtes à Sale, Lewis-Roberts s'était engagé deux ans mais était finalement reparti... à Sale à l'issue de la première année.Rhys Webb, l'incompréhensionQuand Fabien Galthié était encore entraîneur de Toulon et qu'il évoquait l'arrivée prochaine de Rhys Webb, il se frottait les mains. C'est que Webb avait une excellente réputation, il faisait partie des meubles avec le pays de Galles de Warren Gatland, avec ses 33 sélections et ses galons de Lion Britannique, glanés en Nouvelle-Zélande en 2017. Mais dès le début, un malentendu ternit l'arrivée du demi de mêlée : Webb assure qu'il ne savait pas qu'un exil dans le Var allait le priver de la sélection galloise.Webb a quand même disputé plus de la moitié des matches du RCT en Top 14 la saison dernière, mais son adaptation a été perturbée par les blessures et le retour de sa famille au pays. Finalement, son aventure est en train de se terminer en queue de poisson, alors qu'il a été libéré de la fin de son contrat pour rentrer aux Ospreys et que la sélection lui a offert un passe droit pour retrouver le XV Gallois. Bernard Lemaitre, son président, a déclaré ne plus vouloir le voir porter le maillot rouge et noir d'ici la fin de la saison.Gethin Jenkins, le colosse fragileCadre indéboulonnable de la première ligne galloise pendant 14 ans, entre 2002 et 2016, Gethin Jenkins est resté un mystère sur la Rade. Fébrile en mêlée, qu'il calait pourtant parfaitement en sélection, il n'aura été titularisé qu'à 5 reprises en Top 14 en 2012-2013, étant laissé de côté en phase finale, où le RCT allait pourtant jusqu'en finale. Il sera quand même utilisé en finale de Coupe d'Europe contre Clermont, comme remplaçant. Mais là où le contraste fut le plus saisissant entre ses performances en club et sa consistance en sélection, c'est que la même année, il a grandement contribué à la victoire finale du pays de Galles dans le Tournoi des six nations.Gavin Henson, le flopDeux mois et demi seulement. Voilà la durée du passage de Gavin Henson sur la Rade en 2011. Superstar du rugby gallois, sur les terrains mais également en dehors, depuis un Grand Chelem en 2005 (et un autre en 2008), Henson est recruté à Toulon où le président Mourad Boudjellal veut le relancer.Capable de jouer ouvreur, centre, voire même arrière, le Gallois sera mis à pied deux mois et demi après son arrivée comme joker médical en février pour une altercation avec plusieurs coéquipiers... Il n'aura eu le temps de jouer que trois matches (face à Montpellier, Toulouse et Paris), pour deux titularisations et un essai. Un flop, un vrai.

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