Rugby - Un jour - une finale : 1972, Béziers décroche un titre charnière

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Jusqu'à fin juin, et en l'absence de finale de Top 14 cette année pour cause de coronavirus, nous vous proposons de revisiter à chaque date anniversaire une finale marquante de l'histoire du Championnat de France. Sixième épisode avec la finale 1972 entre Béziers et Brive (9-0), toute à la gloire de la charnière héraultaise Astre-Cabrol. Prochain épisode vendredi 22 mai avec la finale Agen-Dax de 1966.Au stade de Gerland, dans une ambiance de feu, le talonneur international Michel Yachvili se lance à l'assaut de la défense héraultaise d'entrée de finale, histoire de tester la robustesse de son vis-à-vis, Élie Vacquerin.Le demi de mêlée international Marcel Puget, ici à l'attaque devant son vis-à-vis Richard Astre, se montre particulièrement maladroit dans les tirs au but, même les plus faciles. Ces échecs, inhabituels, laissent le score vierge.Le deuxième-ligne briviste Joël Merlaud s'est montré coupable d'un vilain coup sur son vis-à-vis Alain Estève, au sol. L'arbitre, Georges Domercq, siffle une pénalité que convertit Henri Cabrol. Béziers mène alors 3-0.Joël Merlaud en pleine percussion avec tout le pack corrézien dans son sillage. Le Biterrois Alain Estève, qui s'est relevé, se porte au soutien défensif. Le choc des packs est particulièrement spectaculaire sur la ligne d'avantage.Béziers commence petit à petit à prendre l'ascendant sur son adversaire. Derrière une mêlée conquérante, le troisième-ligne centre Yvan Buonomo sert son demi de mêlée Richard Astre, qui part dans le côté fermé.Le « Roi Richard » est intouchable. Il se joue ici de Roger Fite et de Michel Yachvili pour s'infiltrer entre les mailles de la défense corrézienne. La charnière biterroise est maîtresse du jeu au coeur d'une finale étouffante, sous le soleil lyonnais.Face-à-face entre le troisième-ligne aile Daniel Boulpiquante et le trois-quarts centre Joseph Navarro, balle en main. Rien ne passe : les défenses l'emportent sur les attaques et le tableau d'affichage est maigre : toujours 3-0 pour Béziers.Le troisième-ligne aile André Buonomo tente d'élargir le jeu, porté par les encouragements de son demi de mêlée et capitaine Richard Astre. Béziers alterne les choix de jeu pour trouver la faille dans le dispositif adverse.Ici, le troisième-ligne international Olivier Saïsset percute à son tour et, plaqué par le centre briviste Daniel Marty, libère son ballon d'une passe pour ses coéquipiers, lancés dans l'axe. Mais l'en-but est encore loin.C'est le tournant du match ! On joue la 57e minute de jeu et l'ouvreur biterrois Henri Cabrol a senti le coup... Il part en travers pour déborder les avants brivistes, ici le grand Jacques Génois et ses deux mètres.D'un crochet intérieur, Henri Cabrol a feinté Michel Marot, au sol, avant d'échapper à la course au plaquage du talonneur briviste Michel Yachvili. L'ouvreur de Béziers inscrit le seul essai de cette finale qui scelle le succès de son équipe, 9-0.L'ailier Jean-Pierre Puidebois débordera bien le long de la ligne de touche face à René Séguier pour filer dans l'en-but biterrois en toute fin de partie, mais son essai sera refusé par l'arbitre, M. Domercq, pour un hors-jeu.Dans un stade de Gerland baigné de lumière, les frères Buonomo, André et Yvan, sont portés en triomphe par leurs supporteurs au moment de fêter ce titre de champion de France obtenu de haute lutte face aux Brivistes.Alain Paco en arrière-plan, Henri Cabrol (auteur des neuf points de son équipe), le capitaine de Béziers Richard Astre et le président de la FFR, Albert Ferrasse, présentent le bouclier de Brennus.De gauche à droite, Dedieu, Sarda, Navarro, Martin, Lubrano, Élie Vaquerin, Astre, Yvan Buonomo, l'entraîneur Raoul Barrière, Lavagne, Cantoni, Séguier, Cabrol et Armand Vaquerin dansent autour du trophée, le troisième récolté par l'ASB.

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