Rugby - LNR - Élection à la LNR : Alain Tingaud se retire au profit de Vincent Merling

L'Equipe.fr
·3 min de lecture

Double coup de théâtre dans l'élection à la présidence de la LNR, prévue mardi matin : Alain Tingaud a annoncé samedi midi son retrait tandis que René Bouscatel fait le plein de voix face au favori, Vincent Merling. On nous avait promis un affrontement entre Alain Tingaud et Vincent Merling, mais le duel s'est transformé en duo. Samedi matin à Bordeaux, les deux protagonistes se sont présentés devant leurs principaux électeurs, à savoir les clubs d'élite, afin d'officialiser leur faire-part de mariage. Pour trouver plus grosse surprise dans le chapeau d'une élection, il faut remonter à 1991 à la FFR et l'association contre nature de Jean Fabre et d'Albert Ferrasse. On connaît l'issue de ce ticket, et ce fut l'élection de Bernard Lapasset, candidat surprise. lire aussi Vincent Merling : « Je n'ai aucun problème avec la Fédération » Samedi à Bordeaux, l'union de la carpe et du lapin - d'après un observateur, les deux hommes n'étaient d'accord sur rien concernant l'avenir de la LNR il y a une semaine de cela - a étonné une partie des 22 présidents de clubs présents à cette « cérémonie ». Plus grosse encore fut l'annonce que ménageait Alain Tingaud : son retrait de la course à la présidence de la LNR au profit de son adversaire, Vincent Merling ! Ce forfait est contrebalancé par un souhait que l'ancien président d'Agen précisa sans ambages : rester au comité directeur via le collège des personnalités qualifiées, collège qui comprend onze candidats et pour lequel il n'est même pas certain d'être élu. Cet accord tacite n'a pas été du goût de tout le monde Cet accord tacite, petit arrangement entre nouveaux amis, n'a pas été du goût de tout le monde au point qu'il pourrait être un boulet accroché à la cheville de Vincent Merling, qui est néanmoins annoncé favori à la présidence de la LNR. Favori ? À voir. Car l'outsider à qui personne ne prêtait attention, à savoir René Bouscatel, compte chaque jour qui passe davantage de soutiens. D'après nos informations, entre 14 et 17 clubs (sur 30) seraient prêts à accorder leurs voix à l'ancien président du Stade Toulousain. Ce qui rend l'élection de mardi très serré. lire aussi Le président de l'UCPR souhaite que les clubs s'engagent sur un nom en amont de l'élection La veille, à savoir lundi en fin de journée, les 30 présidents d'élite seront réunis par l'UCPR (Union des clubs professionnels) dans un hôtel parisien. À l'ordre du jour, la profession de foi de 19 d'entre eux éligibles au comité directeur, puis un vote pour choisir le président, sachant qu'il ne reste plus que Vincent Merling et René Bouscatel en lice. Une consultation qui ressemble davantage à une promesse d'union avant le vote officiel du lendemain qu'à une pré-élection. Pas sûr, pour autant, que tous les présidents veuillent bien se prêter à ce jeu qui les engage avant l'heure. lire aussi René Bouscatel : « Je ne suis pas là pour racoler les gens »