Rugby - LNR - René Bouscatel, élu président de la Ligue nationale : « Je défendrai bec et ongles le rugby de club »

L'Equipe.fr
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Élu président de la LNR ce mardi midi, l'ancien dirigeant du Stade Toulousain René Bouscatel a évoqué en conférence de presse ses chantiers prioritaires des prochaines semaines. « Vous auriez cru à cette élection si on vous l'avait dit il y a un an ?
Je n'étais alors pas candidat. Si Paul Goze avait pu se représenter, je ne me serais pas présenté. J'ai été le dernier à m'être déclaré dans cette campagne, j'ai estimé, peut-être de manière présomptueuse, que je pouvais apporter quelque chose, avec mon expérience, ma personnalité. Mais je ne suis pas un grand artiste. Vraiment, je n'y avais même pas pensé il y a très peu de temps. Je n'ai pas été sollicité et je n'ai sollicité personne, ça a été une candidature spontanée. lire aussi Bouscatel élu président de la LNR Comment comptez-vous résister à la crise et est-ce que le foot est un exemple à suivre ?
Nous traversons une période difficile, comme tous les secteurs en France. Ce travail a déjà été bien accompagné par l'équipe précédente à la Ligue. On poursuivra en ce sens, ensemble, pour trouver des solutions. C'est un chantier prioritaire. On peut toujours regarder ce qui se passe à côté, il y a toujours à prendre, mais on n'est pas obligatoirement des Chinois, à copier systématiquement. Il faudra voir comment évoluer sur le plan économique. Ça ne veut pas dire que nous devons imiter. Le rugby a son originalité. Quelle va être votre priorité ?
D'abord réunir le comité directeur, voir les fonctions qui pourront être attribuées aux uns et aux autres pour constituer une équipe soudée. Créer des commissions, peut-être nouvelles, par exemple sur le développement économique. C'est du travail de fond. L'idée est d'amener des propositions au comité directeur. Je vais essayer d'imprimer ma personnalité, ma façon d'être. Je souhaite fédérer, travailler d'une manière participative et constructive, que chacun se sente un peu décideur de son sort. Et surtout que l'on puisse s'expliquer autour d'une table pour que la décision prise par le comité directeur soit entendue et comprise par tout le monde. « Je pense que la formule actuelle du Top 14 a beaucoup plus d'avantages que d'inconvénients » Quel sera votre fonctionnement avec la FFR ?
Je l'ai déjà annoncé dans mon programme : je défendrai bec et ongles le rugby de club et les compétitions de clubs. Celui qui en douterait serait de mauvaise foi, c'est une position que j'ai toujours eue. Par contre je pense qu'il faut entamer un dialogue peut-être plus positif des deux côtés, plus constructif, en se focalisant moins sur nos points de désaccord. Je voudrais convaincre les membres de la Ligue et de la Fédération que nous avons des points d'intérêts communs importants. Plus importants que les divergences que l'on peut avoir. À la condition que chacun joue le jeu de manière loyale, directe et franche. Ce sera le cas de mon côté, je ne doute pas que ce sera le cas de la FFR. La Coupe du monde en France est une opportunité de réfléchir ensemble, de découvrir les intérêts communs que nous pouvons avoir. lire aussi Vincent Merling écarté de la course à la présidence de la LNR Quelle est votre position sur l'évolution du Top 14 vers un Top 12 ?
J'ai évolué de manière normale sur ce sujet. J'ai été président d'un club qui jouait le haut du tableau de première division et qui était très perturbé par la mise à disposition des internationaux, par le calendrier. Et puis il y a maintenant trois ans, j'ai pris un peu de recul, je vois beaucoup de matches, de Pro D2, et de Top 14 à la télé, je me rends compte que le rugby est beaucoup plus large que les problèmes que peut rencontrer un club. Il est évident que le Top 12 résoudrait certains problèmes pour certains clubs fournisseurs du quinze de France. Je sais que mon successeur au Stade Toulousain, Didier Lacroix, me dira de temps en temps comme je le disais à Paul Goze : "Attention". Je crois que l'intérêt commun doit l'emporter sur les intérêts particuliers. Je pense que la formule actuelle a beaucoup plus d'avantages que d'inconvénients sur le plan général. Je sais que ça ne conviendra pas à tout le monde. C'est un équilibre qui s'est trouvé avec le temps. » lire aussi Goze : « Augmenter l'attractivité et la qualité de nos Championnats »