Rugby - Montpellier - Philippe Saint-André (Montpellier) : « Ce n'est vraiment pas une revanche »

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Critiqué lors de son passage à la tête de l'équipe de France, Philippe Saint-André, vainqueur avec Montpellier du Challenge européen vendredi dernier, ne veut pas parler de revanche. « Comment basculer d'un titre à Twickenham à ce match en retard à Bordeaux (mardi, 20h45) ?
A partir du moment où on a décidé de jouer cette compétition, on l'a jouée pour la gagner. Ce premier objectif est rempli. Il reste cet autre maintenant. Il nous faut deux points pour être sûr de se sauver. J'ai dit aux joueurs ce lundi matin : bravo, vous vous êtes régalés, vous avez bien fêté ça. Maintenant, on se remet au travail pour ce match à Bordeaux et la grosse confrontation à domicile avec Bayonne. voir aussi Classement du Top 14 Avec un tel calendrier, vous avez évidemment laissé vos cadres au repos...
Je n'ai pas d'autre solution. C'est un calendrier démentiel. Mais je n'ai aucun doute sur l'état d'esprit que les joueurs retenus vont afficher, comme ils l'ont fait au Stade Français. « Quand tu manges des rutabagas et des topinambours toute la saison, tu te régales quand le caviar arrive » On a l'impression que vous avez abordé cette finale avec beaucoup de sérénité.
J'ai fait une grosse remise des maillots le jeudi soir, et je ne leur ai pas parlé vendredi, parce que je savais qu'ils étaient prêts. Quand tu manges des rutabagas et des topinambours toute la saison, tu te régales quand le caviar arrive. Quelles sensations vous procure ce titre ?
Sincèrement, je suis content pour le MHR, pour le président Mohed Altrad qui a beaucoup pris sur sa personne et qui a beaucoup investi. J'ai senti une vraie solidarité au club. Quand tu donnes beaucoup, à un moment, tu reçois. « Je me dis que je n'étais pas aussi mauvais que les gens pouvaient le croire » Vivez-vous ce titre comme une revanche ?
Etonnement, pas du tout. Ce n'est vraiment pas une revanche. Mais j'ai été marqué par les messages de mes amis proches, de ma famille, de personnes qui étaient avec moi dans le staff de l'équipe de France. Je suis parti à Hossegor fêter les 50 ans de mon frère. Pendant les cinq heures de trajet, j'ai eu des témoignages incroyables au téléphone. J'ai même eu Jason Robinson qui était mon capitaine (à Sale, ANG). Il ne m'avait plus appelé depuis dix ans, mais il était heureux pour moi. Je me dis que je n'étais pas aussi mauvais que les gens pouvaient le croire quand j'étais entraîneur de l'équipe de France, mais ce n'est pas pour ça qu'aujourd'hui je suis le meilleur entraîneur. Quand tu fais ce boulot, il ne faut jamais douter, y aller avec tes convictions et t'adapter. »

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