Rugby - NZL - La nouvelle pépite des All Blacks Caleb Clarke aux petits soins avec des festivaliers

L'Equipe.fr
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Révélation des All Blacks en 2020, l'ailier Caleb Clarke -qui reprendra le Super Rugby avec les Auckland Blues le 27 février- a passé la nouvelle année à dégriser les mecs bourrés dans un festival de musique. Surprenant et sympa. Que fait la nouvelle pépite des All Blacks durant la coupure d'intersaison ? On vient seulement de l'apprendre grâce à un passionnant reportage de nos confrères néo-zélandais de RNZ, Radio New Zealand. Objet de toutes les attentions médiatiques Caleb Clarke, jeune ailier des Auckland Blues âgé de 21 ans, aime jouer les bons samaritains. Il use de ses 107 kilos, pour un mètre 89, à des fins sympathiques. Clarke est « accompagnateur » au « Nothern Bass », un festival de musique qui se déroule chaque année à Mangawhai, petit coin de paradis, perdu à une heure de route au nord d'Auckland, trois jours durant chaque 29, 30 et 31 janvier. En plein été austral en Nouvelle-Zélande, nombre de fêtards s'y hydratent plus que de raison. « On va, là-bas avec une équipe de copains de mon église, on distribue des bouteilles d'eau et des sucettes aux gens. Quand le service de sécu nous amène des gens vraiment défoncés, on les accompagne dans leur dégrisement. C'est histoire de protéger tout le monde, pour que chacun passe un bon Nouvel An, sans embrouilles. »

Révélation de l'année 2020 chez les All Blacks Le rookie des All Blacks a déjà une maturité d'ancien, conforme à son mentor Tana Umaga qui l'entraîne au sein des Auckland Blues qui reprendront leur saison de Super Rugby Aotearoa le 27 février chez les Wellington Hurricanes. Caleb Clarke a crevé les écrans la saison passée avec ses appuis de feu mais a su garder des pieds sur terre. lire aussi Caleb Clarke, la nouvelle pépite néo-zélandaise En dépit d'une première sélection en équipe nationale à XV survenue en 2020. Appelé par le sélectionneur Ian Foster en septembre dernier, Caleb a étrenné son premier maillot noir. Et y a pris goût : « j'aime cet esprit de compétiteur que j'ai partagé avec les TJ (Perenara), Ngani (Laumape), ou encore « Nuggy » » ainsi qu'est surnommé Aaron Smith, le demi de mêlée All Black. Caleb est le fils d'Eroni, légende des Auckland Blues qui compte dix sélections entre 1992 et 1998. Le jeune ailier commence à se faire un prénom, ce qui n'est jamais simple quand on est un « fils de ». Lui, raconte avec humilité qu'il est « honoré » de marcher sur les traces de son père. Même sourire lumineux que son paternel, même gabarit de tank pour faire face aux contacts, même oeil pour les trajectoires et sens des appuis pour mettre les opposants dans le vent. Un palmarès bien garni chez les jeunes « À un moment de ma vie ça a été compliqué, avoue Caleb. On me parlait sans cesse de mon père, c'était à se demander s j'avais ma propre identité. ça m'a pris du temps pour croire en moi. Maintenant que je sais qui je suis, j'ai bien l'intention de rester moi-même. C'est une bénédiction de joueur au rugby, je ne veux pas me prendre la tête. » Caleb a été lycéen à la célèbre à la Mount Albert Grammar School d'Auckland, comme un certain Sonny Bill Williams, champion du monde 2011 et 2015. Comme ce glorieux ancien, Caleb a entamé une solide collection de trophées : champion des lycées en 2016, champion du monde des moins de 20 ans en 2017 en Géorgie. Vainqueur du Championnat des provinces en 2018. Et victorieux dans les World Series à 7, en 2020. Lycéen, il a aussi été champion régional scolaire en sprint. Il paraît qu'il valait 11 secondes au 100 mètres à l'âge de 15 ans. Voilà quatre années que Caleb joue les musclés sympas au « Northern Bass ». Cette fois, vu sa saison 2020, il a eu du mal à garder l'anonymat. « Des gens me demandaient des selfies, d'autres de piquer un sprint, se marre Caleb. C'était cool, j'ai croisé Jordie Barrett et Damian McKenzie au festival. Du coup, leur célébrité a fait diversion, je n'étais plus au coeur de toutes les attentions. »