Rugby - CE - Pourquoi le Stade Toulousain ne fait plus rêver ?

L'Equipe.fr
Pas de titre depuis cinq saisons, en passe de ne pas se qualifier en Top 14, un jeu délité : le Stade Toulousain, qui dispute ce samedi (18h45) un quart de finale de Coupe d'Europe à Limerick contre la province du Munster, traverse des turbulences sportives.

Pas de titre depuis cinq saisons, en passe de ne pas se qualifier en Top 14, un jeu délité : le Stade Toulousain, qui dispute ce samedi (18h45) un quart de finale de Coupe d'Europe à Limerick contre la province du Munster, traverse des turbulences sportives.Peu de renouvellementEn fin de saison dernière, et pour la première fois, le déficit d'image du Stade Toulousain en matière de recrutement a été criant : les départs et/ou arrêts de Millo-Chluski, Harinordoquy, Picamoles, Clerc et Poitrenaud n'ont pas été compensés par les arrivées de Richie Gray, Sofiane Guitoune, Semi Kunatani (champion olympique à 7) et Leonardo Ghiraldini. Quant à l'éclosion des jeunes pousses du club, on est loin, même avec Aldegheri, Marchand, Baille, Arthur Bonneval et Cros, du brillant de la génération Michalak-Poitrenaud-Jeanjean.Jeu de mains, pas de ToulousainsUnique dans son genre, le jeu «à la toulousaine» exige de la dextérité. Les passes, délivrées par des joueurs qui restent debout, sont ajustées dans les intervalles, dans la défense, dans le tempo et demandent de l'application. Malheureusement, les joueurs ne sont pas toujours à la hauteur, techniquement, de cette aspiration. Manque de concentration ? De confiance ? De soutien ? Inattention ? Précipitation ? Les raisons sont multiples mais l'effet, lui, est dévastateur.Trop d'inconstanceOutre les fautes de mains répétées, le manque de sûreté dans la direction de jeu est préjudiciable aux Toulousains. Ouvreurs de formation, le Néo-Zélandais Luke McAlister et l'Anglais Toby Flood sont utilisés au centre tellement ils sont peu fiables... Reste donc la charnière internationale Bézy-Doussain. Mais elle ne parvient pas à orchestrer le jeu avec précision, rythme, intensité, pertinence et efficacité. D'où l'impression de flottement dans l'articulation des mouvements.Ça ne marque pasSi le jeu debout est la marque de fabrique du Stade Toulousain, ce sont les titres qui remplissent sa carte de visite. Depuis 1985 et jusqu'en 2012, Toulouse a dominé le rugby français presque sans partage. Dans les années 2000, ses confrontations face au Stade Français, à Clermont et à Biarritz étaient considérées comme des sommets. Cette saison, le Stade Toulousain, battu à domicile par Montpellier, Pau et La Rochelle, n'est plus une référence.Pas de match-winnerQue ce soit grâce à Charvet, Deylaud, Michalak, Stensness, Elissalde ou McAlister, les Toulousains ont toujours pu compter sur un joueur providentiel capable de trouver les solutions offensives ou utiliser son pied pour marquer dans les moments difficiles. Si McAlister est toujours dans l'effectif, il n'est plus aussi déterminant. Mis à part l'arrière Maxime Médard et ses relances tranchantes, aucun joueur ne parait susceptible de sceller d'un coup de génie le cours d'un match.

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