Rugby - Premiership - Les commotions représentent 20 % des blessures en Premiership

L'Equipe.fr
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La Fédération anglaise a publié ce mardi des chiffres qui analysent l'augmentation des commotions dans le rugby. Lors de la saison 2018-2019, elles représentaient 20 % des blessures des joueurs de Premiership. La Fédération anglaise de rugby (RFU) a publié ce mardi des chiffres concernant les commotions dans le rugby, un sujet sensible, de nouveau mis en lumière récemment avec les nombreux joueurs qui comptent porter plainte contre les Fédérations anglaise et galloise et World Rugby pour mauvaise prise en charge de ces commotions. Beaucoup ont été diagnostiqués avec des lésions cérébrales permanentes, une démence précoce, une dépression ou des symptômes et des signes d'encéphalopathie traumatique chronique. 21 % C'est la part de joueurs de Premiership qui ont déjà subi au moins une commotion lors d'un match. Selon les chiffres de la RFU, 20 % des blessures subies par les joueurs lors de la saison 2018-2019 de Premiership étaient des commotions, ce qui faisait d'elles la blessure la plus courante du Championnat. L'étude rappelle que seulement 42 commotions avaient été recensées en 2002-2003, contre 166 en 2018-2019 (dont 38 à l'entraînement). Depuis la saison 2014-2015, le nombre de commotions est systématiquement au-dessus de la barre des 100 (le record est de 169 en 2016-2017). Toujours selon cette étude, 21 % des joueurs de Premiership ont déjà subi au moins une commotion lors d'un match. « La capacité du personnel médical des clubs à identifier les blessures à la tête lors des matches a de nouveau été améliorée au cours de la saison 2018-2019 avec l'introduction d'un système vidéo plus complet en temps réel sur le terrain en Premiership », indique le rapport. Extrait de l'étude de la RFU « L'amélioration de la détection de ces blessures complexes [...] demeure une priorité, tout comme l'élaboration et l'évaluation de stratégies pour réduire l'incidence des commotions cérébrales. » « L'amélioration de la détection de ces blessures complexes pour assurer le retrait sécuritaire des joueurs commotionnés demeure une priorité, tout comme l'élaboration et l'évaluation de stratégies pour réduire l'incidence des commotions cérébrales », peut-on également lire. Lors de la saison 2018-2019, chaque match s'est soldé par deux blessures en moyenne. Les joueurs blessés ont été laissés au repos pendant une période moyenne de 34 jours. Pour les joueurs touchés par une commotion, la durée de mise à l'écart a tourné autour de 22 jours en moyenne. lire aussi Commotions : les avocats des plaignants vont envoyer une lettre de réclamation