Rugby - Pro D2 - Béziers, Mont-de-Marsan, Aurillac, Soyaux-Angoulême....une lutte d'enfer pour le maintien en Pro D2

L'Equipe.fr
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Ces deux prochaines semaines va se jouer le grand final de la phase régulière de Pro D2. Si les positions sont fixées à l'avant, le fond du classement peut encore beaucoup évoluer, promettant une lutte pour le maintien excitante et stressante jusqu'au bout entre sept formations.

Il ne reste plus que deux journées de Pro D2 et la tension n'a jamais été si forte dans les tréfonds du classement. Alors que le suspense s'est essoufflé dans le haut du tableau où ne subsiste plus qu'un léger doute sur l'identité du dernier qualifié (Grenoble, Carcassonne ou Nevers), la lutte pour le maintien est encore loin d'avoir donné son verdict, avec sept clubs concernés de plus ou moins loin.

Béziers (10e) et Mont-de-Marsan (11e) ont la main
Vaincus à Carcassonne lors de la dernière journée (31-28), les Biterrois n'imaginaient sans doute pas être encore en danger à cette époque de l'année. La saison de l'ASBH fut loin d'être idyllique, mais quelques coups d'éclat (victoire à Perpignan en novembre, large succès contre Biarritz en mars) lui avaient fait miroiter mieux que la 10e place actuelle.

Mais les revers se sont enchaînés au printemps et Béziers, s'il dispose d'une marge confortable de 10 points sur le premier relégable (Valence-Romans) n'est pas complètement à l'abri.

Dès vendredi, Béziers recevra d'ailleurs Mont-de-Marsan, juste derrière lui au classement. L'équipe qui sortira vainqueur de cet affrontement pourra définitivement souffler car un succès assurerait le maintien. Les Landais ont traîné comme un boulet leur automne catastrophique, marqué par sept défaites d'affilée.

Ils ont ensuite enchaîné les performances intéressantes (victoires à Valence-Romans, à Aix et à Rouen) et les grosses gamelles. Mais ils conservent leur destin entre leurs mains pour rester en deuxième division.

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Provence (12e), Rouen (13e) et Aurillac (14e) dans le rush
Trois équipes se tiennent en seulement un point, juste au-dessus de la zone de relégation : Provence Rugby, Rouen et Aurillac. Pour les Aixois, la saison avait admirablement commencé avec des succès à Soyaux-Angoulême puis contre Vannes et Nevers.

Puis cette belle dynamique s'est brisée, notamment entre fin janvier et début avril, où les Provençaux ont enchaîné huit défaites. La récente victoire arrachée à Rouen (21-26) a fait un bien fou mais le danger est bien réel. Le climax de leur saison à Aurillac pourrait s'avérer décisif.

Les Normands vivent une drôle de saison. Relégable quand l'exercice 2019-2020 fut arrêté en mars de l'année dernière, Rouen est cette fois-ci mieux placé pour conserver sa place en Pro D2. Ses bonnes prestations répétées contre des grosses écuries (Grenoble, Vannes, Oyonnax) prêtent à l'optimisme.

Problème ? Le club reste sur une défaite très handicapante à domicile contre Provence Rugby et son calendrier lui propose deux adversaires très costauds : le leader Perpignan et le 3e, Biarritz. En cas de défaites, le RNR serait alors en bien mauvaise posture.

Cette saison, le Stade Aurillacois a connu les montagnes russes au niveau de ses résultats, ne parvenant jamais à confirmer certaines performances de haut rang. Les Cantaliens se retrouvent ainsi juste devant la zone de relégation, cinq ans après avoir disputé la finale d'accession au Top 14, perdue contre Bayonne.

Après sa défaite encourageante à Biarritz la semaine passée, Aurillac aura un nouveau déplacement périlleux à Colomiers vendredi. Mais c'est surtout le dernier match de la saison, contre un concurrent direct, Provence Rugby, qui devrait assurer ou non le maintien des Auvergnats, pensionnaires de la Pro D2 depuis 2007.

Valence-Romans (15e) et Soyaux-Angoulême (16e) condamnés ?
Aux deux dernières places du classement, Valence-Romans et Soyaux-Angoulême ont des allures de condamnés. Mais il reste de l'espoir pour les deux formations. Surtout pour les Drômois qui ne sont qu'à quatre points du premier non-relégable, Aurillac.

Valence-Romans a connu deux énormes trous d'air au cours des derniers mois avec neuf matches sans victoire entre fin septembre et fin décembre, puis sept autres entre début janvier et fin mars. Pour se maintenir, le club devra se surpasser. La victoire sera impérative jeudi au stade Georges-Pompidou contre Nevers.

Le destin a été rude avec Soyaux-Angoulême. L'an passé, au moment où les Championnats ont été stoppés nets par le Covid-19, le club charentais pointait à la 7e place de Pro D2, toujours en course pour la qualification en phase finale. Cette saison, les Angoumoisins ne sont pas parvenus à surfer sur leur dynamique de 2019-2020. Et même si tout n'est pas à jeter dans leur parcours, l'opération maintien s'annonce très compliquée, avec huit points de retard sur le 14e.

« Comptablement, ce n'est pas cuit pour le maintien, mais... à force de gâcher des munitions, de laisser passer des occasions... Il faut maintenant penser à bien jouer, honorer ce maillot, même si ce sont des mots ou des valeurs qui paraissent démodés », a déclaré l'entraîneur Vincent Etcheto il y a deux semaines lors d'une conférence de presse où il n'a pas épargné ses joueurs.

Ces derniers ont répondu de la meilleure façon en s'imposant contre Colomiers (24-15), avec le bonus offensif. Même si elles étaient franchies de manière héroïque, les deux dernières marches biarrotes et carcassonnaises pourraient ne pas suffire pour atteindre le Graal d'un maintien.