Rugby - Pro D2 - BO - Matthew Clarkin : « Notre statut d'outsider est logique »

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Arrivé en 2018 au Biarritz Olympique, le directeur du rugby du club basque, Matthew Clarkin, attend avec impatience la finale de Pro D2 de son équipe face au favori, Perpignan (samedi, 17h30). « Vous avez affronté Perpignan à deux reprises cette saison, pour une victoire (21-12, 1re journée) et une défaite (29-27, 26e journée). Quels enseignements avez-vous tirés de ces rencontres ?
Ces deux matches nous ont donné une vision supplémentaire de cette équipe qu'on va affronter samedi (17h30). On a gardé un oeil sur cette équipe qui a survolé le championnat cette saison. Lors de nos confrontations directes, on a vu comment l'USAP peut nous faire mal, là où ils sont très forts. Forcément, on utilise cette expérience pour que la finale tourne en notre faveur. Face au premier de la phase régulière de Pro D2, le statut d'outsider vous convient-il ?
Notre statut d'outsider est logique, plus que logique (rire). Ça nous va très bien. Rien dans notre parcours ne peut nous donner le statut de favori pour cette finale. C'est très logique, il n'y a pas de problèmes, on assume. « La dynamique, à n'importe quel moment de la saison, c'est très important » Vous surfez sur une belle dynamique avec cinq succès de rang dont un carton en barrage (41-14 face à Grenoble) et une victoire sur le fil en demie (33-34 à Vannes). Est-ce un élément important avant une finale ?
La dynamique, à n'importe quel moment de la saison, c'est très important. L'objectif est d'arriver en finale avec un certain niveau de confiance. On reste lucide. Mais on est sûr de certaines choses. Il nous reste au moins un match pour aller chercher notre objectif, le rêve qu'on avait en début de saison. lire aussi Biarritz rit en Pro D2 alors que Bayonne tremble en Top 14 Comment abordez-vous cette finale ? En vous concentrant sur vous-même ou en essayant de vous adapter au jeu de l'USAP ?
Il faut tenir compte de cette équipe de Perpignan, la façon dont elle peut nous faire très mal. Il faut être très clair sur les secteurs où il faudra être performant pour rivaliser. On a aussi des points forts où l'on pense que l'on peut prendre le jeu à notre compte. Cela aurait été un peu naïf de notre part de se focaliser sur nous sans étudier le jeu de Perpignan cette semaine. « Les joueurs sont à une marche du Graal. Il faut tout lâcher et se faire plaisir » La montée en Top 14 était-il un objectif clair et annoncé en début de saison ?
On a commencé le projet sportif il y a quelques années. Il y a des étapes à franchir. Mais on estime que chaque année, peu importe le groupe, on vise cet objectif de la montée. Tu dois avoir la volonté d'être vainqueur en fin de saison. Il faut cette ambition pour progresser. Onze mois de compétition et d'entraînement, ça peut être long sans avoir un but à atteindre. Les joueurs du groupe sont ambitieux, ils veulent gagner et ils savent comment faire. lire aussi Romain Lonca, le revenant du Biarritz Olympique Les échecs des précédentes saisons vous servent-ils aujourd'hui dans votre quête ?
On ne se sert pas forcément des années passées. Le groupe actuel ne ressemble pas à celui de l'année dernière ou celui d'il y a deux ans. On a eu deux années avec un turnover assez important dans l'effectif. Ils ne sont pas forcément impactés par les résultats passés. Ce groupe a ses propres ambitions, ses propres objectifs, et c'est plutôt ça qui le guide. Les joueurs veulent aller le plus loin possible, ils ont déjà fait un sacré boulot cette année. Maintenant, ils sont à une marche du Graal. Il faut tout lâcher et se faire plaisir. »

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