Rugby - Pro D2 - Montées en Pro D2 : Bernard Laporte entretient le flou

L'Equipe.fr
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Alors que mercredi, les présidents des 30 clubs professionnels ont rejeté le projet de Bernard Laporte d'une Pro D2 à 18 clubs l'an prochain, le président de la FFR a affirmé vendredi que les discussions se poursuivaient à ce sujet. Jeudi, lors d'une réunion avec les représentants de la Ligue nationale de rugby (LNR), Bernard Laporte avait pris acte du vote unanime, la veille, des présidents des clubs professionnels (Top 14 et Pro D2) qui s'opposent à une montée, la saison prochaine, d'Albi et Massy, les clubs qui étaient en tête du championnat de Fédérale 1 arrêté par l'épidémie de Covid-19. Mais le président de la FFR continue de croire dans son projet. Après avoir ajouté que, dans ce dossier, il avait senti « que c'étaient les personnes de la Ligue qui orchestraient pour que ces clubs ne montent pas », il a déclaré que les discussions se poursuivaient. « On va réfléchir, on va discuter entre nous. On en a parlé ce vendredi au bureau fédéral mais on avait un ordre du jour très chargé, a expliqué Bernard Laporte. On a pris connaissance du courrier envoyé par le président de la Ligue (qui confirme par écrit la position des présidents) et on verra en début de semaine quelle réponse on donnera. » « On a pris acte, cela veut dire qu'on va réfléchir, a précisé Laporte. À la FFR, en ce qui concerne les championnats, le principe que nous avons décidé appliquer, du bas du rugby jusqu'en haut, c'est qu'il y ait des montées. Cela crée de l'enthousiasme, une dynamique positive, et c'est pour cela j'aurais aimé que l'on fasse monter ces deux clubs (dans le championnat professionnel). » Bernard Laporte lance l'idée d'un deuxième Tournoi des Six Nations à l'automne Dans un contexte où, ces dernières semaines, de nouvelles tensions sont apparues entre les deux instances, Bernard Laporte a répété que son insistance n'était pas destinée « à mettre la pression ou quoi que ce soit. Pour nous, que le rugby professionnel accepte deux clubs du monde amateur, c'était logique en termes de solidarité. J'aurais aimé plus de solidarité, c'est aussi simple que ça. Après, on verra ce que l'on peut faire. S'il n'y a pas moyen que ces clubs-là montent, eh bien ils ne monteront pas. Ce qui est clair, c'est qu'il n'y aura pas de(recours devant les) tribunaux. On défend la même chose et j'espère que tout le monde a l'intérêt général en ligne de mire. »