Rugby - Pro D2 - ProD2 : Le retour d'une vraie course au titre

L'Equipe.fr
Cinq saisons que le titre de deuxième division n'avait plus été aussi disputé. Sept équipes sont encore en course pour une place de champion et une promotion d'autant plus convoitées qu'un seul club descendra de Top 14 la saison prochaine.

Cinq saisons que le titre de deuxième division n'avait plus été aussi disputé. Sept équipes sont encore en course pour une place de champion et une promotion d'autant plus convoitées qu'un seul club descendra de Top 14 la saison prochaine.Bien malin celui qui pourrait donner le nom du prochain champion de ProD2. La 26e journée de Championnat a débuté jeudi soir par la défaite de Biarritz à Perpignan (17-8), deux prétendants au titre. Il y en a cinq autres : Oyonnax, Agen, Colomiers, Mont-de-Marsan et Montauban.La 26e journéeAu classement, les écarts sont tellement peu conséquents qu'à cinq matches de la fin de la saison régulière, tout est encore possible. «Il n'y a plus de joker et jusqu'au bout, chaque match sera piège. En plus, avec la nouvelle règle de montée-descente l'année prochaine, on est beaucoup à se dire que ça serait une bonne idée d'être champion cette année... », confie Adrien Buononato, entraîneur des avants d'Oyonnax. Une situation plus connue en deuxième division depuis cinq ans.Le classementGrenoble il y a cinq ans, puis Oyonnax, Lyon, Pau et de nouveau Lyon la saison dernière, monopolisaient la première place de ProD2 très tôt dans la saison, larguant leur dauphin à plus de 17 points en moyenne. Outre que sept concurrents peuvent encore y prétendre, la place de leader n'est plus une chasse gardée : depuis le début de la saison, six équipes se sont déjà partagé le trône (Béziers, Aurillac, Montauban, Colomiers, Agen et Oyonnax). L'écart avec le deuxième restant si mince que rien n'est garanti.«C'est évident que cette course rend le championnat plus intense qu'avant. Le combat est long et rude mais c'est plus agréable à jouer. Maintenant, c'est à celui qui gèrera le mieux la pression», estime le pilier de Colomiers, Thomas Dubois qui joue sa cinquième saison en ProD2.Une endurance et une constance qui prépareraient bien au Top14 ? «La marche reste grande. Certes, les 6-7 premières équipes ont le niveau moyen de l'élite mais combien pourraient se maintenir ? Le tout c'est d'être bien structuré et ne pas arriver trop vite. Ici on laisse la hiérarchie travailler et sur le terrain, on a reconstruit une équipe avec de jeunes joueurs qui auraient les capacités de jouer en Top 14. On verra à l'arrivée», explique le centre Benoît Baby qui, depuis son arrivée à Biarritz en 2011, a joué trois saisons en Top 14 et trois autres en Pro D2.Si la fin de championnat s'annonce palpitante, c'est parfois au détriment de la qualité de jeu. «De loin et avec une vue d'ensemble, malgré un championnat indécis de tous les côtés, le niveau de jeu reste moyen. C'est compact, il y a beaucoup de combat et l'approche serait plus "attention à ne pas perdre" plutôt que "attention il faut gagner"», estime l'entraîneur de Castres, Christophe Urios, qui avait entraîné Oyonnax durant six saisons en ProD2 (2007-2013) puis deux saisons en Top 14 (2013-2015).Au vu du calendrier jusqu'à la 30e et dernière journée, Mont-de-Marsan paraît avantagé puisqu'il ne joue qu'une équipe du Top 7 (Biarritz) et effectue seulement deux déplacements (à Bourgoin et à Dax). Sur le papier, Perpignan semble également favorisé avec deux clubs du Top7 (Biarritz et Oyonnax) et deux déplacements. Pendant que Biarritz, justement, joue quatre gros (Oyonnax à domicile, Perpignan, Colomiers et Montauban en déplacement).

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