Rugby - CE - RCT - Mike Ford (Toulon), des chiffres qui inquiètent

L'Equipe.fr
Entraîneur numéro 1 de Toulon depuis la fin du mois d'octobre, Mike Ford n'a guère convaincu. Avant le quart de finale de Coupe d'Europe à Clermont dimanche (16h15), voyons ce que certaines statistiques disent du jeu de son équipe.

Entraîneur numéro 1 de Toulon depuis la fin du mois d'octobre, Mike Ford n'a guère convaincu. Avant le quart de finale de Coupe d'Europe à Clermont dimanche (16h15), voyons ce que certaines statistiques disent du jeu de son équipe. Pour sa première conférence de presse d'avant-match en tant qu'entraîneur numéro 1 de Toulon, le 27 octobre dernier, Mike Ford s'était permis d'égratigner le bilan de son prédécesseur, Diego Dominguez: «Je ne suis pas content de ce que je vois. Si j'étais supporter du RCT, je n'aurais pas envie d'acheter un billet pour venir au stade», avait lâché l'Anglais, promettant ensuite un esprit offensif et du spectacle. Cinq mois plus tard, l'impression que dégage son équipe n'est pas vraiment fantasque. En témoigne son remplacement annoncé à la fin de la saison par Fabien Galthié. «Aujourd'hui, il (Mike Ford) n'a pas un bilan qui me pousse à le prolonger», disait d'ailleurs le président toulonnais avant cette annonce. Est-ce que les chiffres confirment ce sentiment de jeu brouillon et de stagnation ? Nous avons comparé la période où Dominguez était aux commandes (8 premières journées de Top 14 et 2 premières de Coupe d'Europe) avec celle où Ford est passé numéro 1 (jusqu'à aujourd'hui, soit 14 matches de Championnat et 4 de Coupe d'Europe, voir ci-dessus). A priori, les chiffres parlent pour Mike Ford: plus d'essais, de possession, de courses et de mètres parcourus ballon en mains... Sauf que l'on parle d'un entraîneur qui n'a toujours pas gagné le moindre match à l'extérieur (8 défaites et 1 nul toutes compétitions confondues) et qui peine à faire émerger une identité de jeu claire. Alors, on a refait les mêmes moyennes en enlevant les larges victoires à domicile contre Grenoble (42-12, 29 octobre) et Bayonne (82-14, 11 mars), deux matches qui ont largement gonflé les chiffres ci-dessus avec un cumul de 15 essais, 28 franchissements ou encore 66 défenseurs battus. Tout de suite, les valeurs s'équilibrent. On retrouve un RCT qui marque un peu plus d'essais mais moins de points, qui fait plus de passes et de courses mais ne franchit pas plus, ce qui est un signe de stérilité. D'autres chiffres, même en incluant les promenades contre Grenoble et Bayonne, sont inquiétants. S'il y a de mieux sur la discipline (12,8 fautes par match en moyenne sous Dominguez contre 10,5 sous Ford), il y a aussi plus de déchet: Certes, le technicien anglais a qualifié le club en quarts de finale de Coupe d'Europe et le club est à la même place en Championnat qu'à son arrivée (4e). Un bilan général minimum pour les supporters, guère optimistes avant le choc à Clermont dimanche et qui, en attendant, continuent de payer leur place à Mayol.

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