Rugby - CE - ST - Romain Ntamack, avant la finale de Coupe d'Europe contre la Rochelle : « Il nous tarde vraiment d'y être »

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L'ouvreur du Stade Toulousain entend profiter au maximum de la première finale continentale de sa jeune carrière, samedi, face à La Rochelle (17 h 45), car il n'est pas sûr d'en jouer d'autres. Il se dit même prêt à repasser au poste de centre pour pallier l'absence probable de Zack Holmes, blessé aux ischio-jambiers. Même si ce n'est pas l'option qui tient la corde. « Dans quel état d'esprit êtes-vous à trois jours de la finale ?
Il nous tarde vraiment d'y être, parce qu'il y a ce parfum de finale qui flotte dans l'air. Mais il ne faut pas être trop impatient. C'est notre enthousiasme et notre insouciance qui nous permettront de faire abstraction de l'événement et de jouer comme on sait le faire depuis quelques années. Quand on est un enfant du club, comme vous, qu'est-ce que ça représente d'aller chercher une cinquième étoile sur le maillot ?
On est un paquet à être quasiment nés dans ce club. La plupart des mecs n'avaient guère plus de dix ans lorsqu'ils ont vu le dernier sacre européen du club, en 2010. Accrocher une étoile de plus sur le maillot serait donc quelque chose de très fort pour nous. D'autant que c'est notre première finale européenne. On s'est tous projetés vers elle après la demi-finale contre l'UBB. C'est difficile de penser à autre chose. lire aussi Ugo Mola (Toulouse) : « La frustration des joueurs, c'est le plus délicat à gérer » Vous pourriez rejoindre votre père Émile au palmarès de cette épreuve. Ça n'est encore jamais arrivé qu'un père et un fils la gagnent...
Je ne savais pas. Ça pourrait être une belle petite histoire, mais honnêtement, ce n'est pas quelque chose à laquelle je vais penser. Je préfère me concentrer sur mon match, sur l'équipe. Mais si on a la chance de gagner samedi, ce sera un clin d'oeil de plus à l'histoire du club et de notre famille. Même si ça restera quand même anecdotique. Votre père vous apporte-t-il son expérience à l'aube d'un tel rendez-vous ?
Non, il me laisse vivre mon expérience et ma finale comme je les sens. Il ne va pas faire l'ancien à me dire ce qu'il faut faire ou ne pas faire. Il me dit juste de profiter de ces instants parce qu'ils sont rares. Ça sera peut-être la première et dernière finale de Coupe d'Europe qu'on jouera, donc il faudra prendre tout ce qu'il y aura à prendre sur le terrain. On jouera dans un temple du rugby. Il y aura toute une atmosphère autour de cette finale dont il faudra s'imbiber. Romain Ntamack « S'il faut revenir au centre, aucun souci, j'y reviendrais » Maxime Médard est le seul joueur de l'effectif à avoir joué avec votre père. Aujourd'hui, il joue avec vous...
Oui, ça fait maintenant quelques années qu'on évolue ensemble. J'ai même eu la chance d'être en chambre avec lui pendant quatre mois en sélection lors de la dernière Coupe du monde. Il va nous tirer vers le haut et nous faire part de toute son expérience pour nous aider à gagner cette finale. Si on pouvait ajouter un titre de plus à son palmarès, ça ne serait que du bonheur. Comment se comporte-t-il avec les jeunes ?
Il s'est assagi avec le temps. Aujourd'hui, il les prend sous son aile, les accompagne, leur donne beaucoup de conseils. Il est peut-être proche de la retraite, mais dans sa tête il a encore vingt ans ! Il taquine, aussi. C'est son côté chambreur. Comme il n'a plus Yoann Huget, il faut qu'il trouve des occupations (sourire). lire aussi Mesures de restriction à Toulouse pour la finale de Coupe d'Europe Ça sera aussi le dernier match européen de Jerome Kaino. Quel regard portez-vous sur ce joueur ?
Il a apporté énormément de choses. Ce n'est pas n'importe qui, c'est une légende vivante du rugby mondial, il a gagné deux fois la Coupe du monde avec les Blacks et le Brennus dès sa première saison avec nous. C'est un monument. Il n'a pas besoin de trop en dire pour montrer l'exemple. Il parle très peu, mais à chaque fois tout le monde l'écoute et applique exactement ce qu'il dit. On a l'impression que c'est presque banal de jouer avec lui depuis trois saisons, mais ça ne l'est pas du tout. On mesurera mieux un peu plus tard, quand il se sera retiré des terrains, la chance qu'on aura eue de jouer avec lui. Zack Holmes, touché aux ischio-jambiers, risque d'être forfait pour la finale. Seriez-vous prêt à repasser au centre pour dépanner ?
C'est une finale. Donc quel que soit le poste, il faudra se donner à 100 %. Si je dois revenir au centre, aucun souci, j'y reviendrais. » lire aussi Les finales européennes franco-françaises

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