Rugby - CE - ST - Toulouse rejette le rôle de favori sur Clermont

L'Equipe.fr
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Le manager toulousain Ugo Mola rappelle que son équipe n'a plus gagné à Clermont depuis presque vingt ans et que les victoires en quart de finale de Coupe d'Europe à l'extérieur restaient extrêmement rares. Une façon de renvoyer la pression dans le camp auvergnat. C'est de bonne guerre. À trois jours d'une confrontation franco-française qui opposera Clermont à Toulouse, dimanche, au stade Michelin, en quart de finale de la Coupe d'Europe, les managers des deux équipes s'escriment à rejeter la pression dans le camp de l'autre. C'est le fameux jeu du « ça sera toi le favori », si prévisible à ce stade de la compétition. À Franck Azéma, qui affirmait en début de semaine que le Stade Toulousain était « archi favori de la rencontre » parce qu'il domine le Championnat, Ugo Mola a donc répliqué ce jeudi matin en conférence de presse en s'appuyant sur des faits historiques et des statistiques : « On n'a pas gagné à Clermont depuis 2002 (16-19). Je crois que c'était la fin de la carrière de Jérôme Cazalbou (actuel manager du haut niveau, présent à ses côtés). Ensuite, il y a le nombre de victoires en quart de finale à l'extérieur en Coupe d'Europe. En moyenne, c'est un sur quatre, donc 25%. Aussi, quand vous n'avez pas gagné dans un endroit depuis vingt ans et que vous avez une chance sur quatre de gagner à l'extérieur statistiquement, bon... Mais je veux bien endosser le rôle de qui vous voulez, et je laisse d'ailleurs nos amis clermontois avec ce rôle d'outsider qui leur va tellement bien. »
Ugo Mola, manager de Toulouse « On aurait préféré jouer une équipe anglaise, irlandaise ou galloise Une chose est sûre, ce duel opposera des approches du rugby et des méthodes de travail différentes, avec des profils de joueurs également distincts sur le terrain. « Ce sont des matches qu'on aimerait jouer très souvent, en fait, parce que chaque fois qu'on sort d'une rencontre contre Clermont, on a appris beaucoup de choses, observe Mola. Nos deux dernières rencontres se sont soldées par un nul (20-20, saison 2018-2019) et une défaite de 3 points (33-30, en début de saison). On se rapproche d'eux mais on est encore loin. Ça va être compliqué. » lire aussi Un joli printemps pour le rugby français
Toulouse a pourtant l'habitude de briller en Coupe d'Europe face aux clubs français. Il a ainsi remporté trois de ses quatre titres continentaux en domptant en finale un adversaire issu de son Championnat domestique (Perpignan, 22-17 en 2003, le Stade Français, 18-12 a.p. en 2005 et Biarritz, 21-19 en 2010). « Mais là, ce n'est pas une finale mais un quart de finale, souligne Mola. Comme l'a déclaré Morgan Parra, on aurait tous préféré jouer une équipe anglaise, irlandaise ou galloise, mais il s'avère qu'il y a cinq équipes françaises en quarts. À la sortie, il faut bien qu'il y en ait qui se sacrifient. En l'occurrence, c'est Clermont et Toulouse, et l'UBB et le Racing. Après, on n'avait jamais gagné au Munster avant d'y parvenir le week-end passé. Peut-être que notre karma du moment va donc nous permettre de rompre avec les statistiques classiques d'un Clermont-Toulouse ou d'un quart européen à l'extérieur... »