Rugby - Stade Français - Le Stade Français renoue avec son passé et ça fonctionne sur le terrain

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Maillot vintage, glorieux anciens présents et vestiaire ouvert : il y avait des airs des années 2000 au stade Jean-Bouin dimanche soir, lors de la victoire du Stade Français face à Toulouse (30-18). Un retour au passé qui fait du bien. À voir l'ex-président Max Guazzini dans les vestiaires du Stade Français quelques minutes après la large victoire du club de la capitale face au Stade Toulousain (30-18), on se serait cru quinze ans en arrière. Quand le Classico opposait les deux meilleures équipes du moment. Entre 1994 et 2004, Toulouse a remporté 6 titres (1994, 1995, 1996, 1997, 1999 et 2001) contre 4 pour Paris (1998, 2000, 2003 et 2004). Le Stade Français s'offre Toulouse D'autant que, dimanche, les joueurs parisiens portaient un maillot vintage, bleu roi avec des éclairs rouge, celui des années glorieuses. Une surprise, bien gardée, réservée aux supporters, ravis de cette découverte au moment de l'entrée des joueurs sur la pelouse, quelques minutes avant le coup d'envoi. Un clin d'oeil de plus dans cette volonté de renouer le plus possible avec la culture du club, incarnée par le nouveau directeur Thomas Lombard, ex du club (1997-2004). Le classement du Top 14 Depuis sa nomination début novembre par le propriétaire-président Hans-Peter Wild, l'ex-centre international (12 sélections) tente de raviver les cendres laissées par ses prédécesseurs. Ce retour à la culture club avait été initié par la réouverture du club à ses anciennes gloires comme Christophe Dominici par exemple, présent au plus près de l'équipe pour les déplacements au Zèbre en Challenge européen et à Brive en Top 14. Dimanche soir, pour ce match de gala face au champion sortant, ils étaient nombreux ces anciens, invités en grande pompe, à être présents dans les travées de Jean-Bouin. Christophe Dominici toujours, mais aussi Mathieu Blin, Pierre Rabadan, Raphaël Poulain, Jérôme Fillol ou encore Nani Corleto. Ça faisait un paquet de titres au mètre carré ! Est-ce que ce maillot collector et la présence d'anciennes gloires ont joué sur les troupes parisiennes ? Oui, à en croire Gaël Fickou à l'issue de ce succès face à Toulouse (30-18) : « Il y avait tout un contexte autour du match a reconnu le centre international. Le maillot, les anciens, le stade aussi, les Toulousains qui venaient avec des intentions, tout ça nous a motivés. C'est une grande victoire, on s'en souviendra. » Oui, cette victoire peut faire date. Elle permet d'abord au Stade Français de sortir de la zone rouge et de laisser la dernière place du classement, synonyme de relégation directe en Pro D2, à Agen. C'est un premier pas dans la course au maintien. Les réactions à l'issue du match Ce succès fera date également car, pour la première depuis très longtemps, les journalistes ont été invités à rejoindre les vestiaires des vainqueurs du jour. Le capitaine Yoann Maestri a été interrogé devant son casier, musique à fond, dans la chaleur du vestiaire parisien. Un fait rare. La victoire aidant forcément, mais depuis plusieurs saisons, l'accès à l'intimité du vestiaire est proscrit. À cet instant aussi, on s'est imaginé quinze ans en arrière, dans les travées du vieux Jean-Bouin, comme au bon vieux temps, où l'accès était autorisé. Là encore, il faut y voir la patte de Thomas Lombard. Le nouveau DG nous avait d'ailleurs fait part, peu de temps après son intronisation, de sa volonté de rouvrir le club et pourquoi pas le vestiaire. Pari gagné, même si le plus important reste celui de maintenir le club en Top 14. Le Stade Français semble sur la bonne voie.

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