Rugby - CE - Quand le Stade Toulousain décrochait en 1996 son premier titre européen

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Alors que les Toulousains s'apprêtent à disputer leur septième finale de Coupe d'Europe, voici l'occasion de revenir en images sur l'origine de cette saga et la première finale, en 1996 face à Cardiff RFC à l'Arms Park.

Lancée le 12 octobre 1995 à Constanta (Roumanie), cette première Coupe d'Europe trouve sa conclusion le 7 janvier 1996 à l'Arms Park. En finale, Thomas Castaignède et les Toulousains affrontent les Gallois du Cardiff RFC.

Le trois-quarts centre Philippe Carbonneau défie au ras la défense galloise qui s'accroche en début de rencontre pour ne pas sombrer devant les offensives toulousaines de plus en plus tranchantes.

Dès la cinquième minute, le trois-quarts centre international Thomas Castaignède et ses jambes de feu trouvent la faille dans la cuirasse galloise : le Stade Toulousain inscrit son premier essai.

Cinq minutes plus tard, c'est au tour du demi de mêlée Jérôme Cazalbou d'exploiter un intervalle pour filer vers l'en-but de Gallois dépassés par l'intensité de ce match.

Deuxième essai toulousain ! À la dixième minute, le Stade Toulousain mène 12-0 dans cette première finale européenne, disputée sans les clubs anglais et les provinces écossaises.

Au soutien de son demi de mêlée, le troisième-ligne aile Didier Lacroix savoure ce deuxième essai. Aujourd'hui, c'est dans le rôle de président du club toulousain qu'il accompagnera son équipe à Twickenham.

À l'aile droite, Emile Ntamack est irrésistible. Les Gallois, à genoux, redoutent les relances qu'il initie, faites de courses sinueuses qui traversent l'Arms Park de Cardiff.

Ses crochets intérieurs mettent à mal la défense de Cardiff, sur les talons. Samedi, son fils Romain prendra la relève en finale, perpétuant la tradition des Ntamack au sommet de l'Europe.

Il faut deux défenseurs pour bloquer Emile Ntamack qui se retourne pour prolonger l'action en direction de David Berty, son alter-ego à l'autre aile. Rester debout pour faire vivre le ballon : telle est depuis 1984 la marque du jeu toulousain.

D'un raffut, le talonneur remplaçant Christophe Guiter repousse la menace de l'immense deuxième-ligne international gallois Derwin Jones.

Le demi de mêlée Jérôme Cazalbou paye de sa personne au contact des avants gallois, ouvrant la voie pour le pilier Claude Portolan et le troisième-ligne centre Sylvain Dispagne.

Auteur d'une transformation mais surtout, en prolongation, de deux buts de pénalité, le demi d'ouverture toulousain Christophe Deylaud permet à son équipe de se défaire des Gallois de Cardiff (21-18).

Un score pour l'éternité : Toulouse entre dans l'histoire de la Coupe d'Europe par la grande porte, lui qui avait initié dès 1986 les premières compétitions internationales sous l'ère du président Jean Fabre.

Les entraîneurs Serge Laïrle, qui porte le trophée, et Guy Novès lèvent l'index au ciel : le Stade Toulousain est le premier à « soulever le toit de l'Europe », ainsi que l'annonçait Emile Ntamack avant cette finale.

Après ce premier succès, le Stade Toulousain va continuer de rayonner sur l'hémisphère nord. Trois nouveaux titres en 2003, 2005 et 2010, ainsi que deux finales en 2004 et 2008, racontent le lien indéfectible entre ce club et la Coupe d'Europe.

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