Rugby - Tests - L'équipe de France n'a que la Géorgie en tête

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Victorieuse de l'Argentine samedi (29-20), l'équipe de France s'est déjà projetée sur son deuxième rendez-vous de l'automne face à la Géorgie, dimanche (14h00). Elle ne pense pas encore au choc final du 20 novembre contre la Nouvelle-Zélande, promis. La question leur est posée à chaque conférence de presse : « Alors, ce match contre la Nouvelle-Zélande, vous y pensez déjà ? » Bah non, toujours pas. C'est du moins ce qu'ils affirment. Ces Bleus-là ont décidé de procéder par étapes, de prendre les matches les uns après les autres, selon une formule qui doit être inscrite en gros sur leur fascicule de bienvenue à Marcoussis. Alors, après un rapide débriefing de leur victoire poussive contre l'Argentine (29-20), samedi, les joueurs de Fabien Galthié se sont rapidement projetés sur leur prochain match contre la Géorgie, ce dimanche, à Bordeaux. « On n'a pas parlé des Blacks une seule fois depuis le début de la préparation, assure le troisième-ligne aile bordelais Cameron Woki. Aujourd'hui, on est tous focalisés sur la Géorgie. C'est elle qu'on affronte dimanche, pas la Nouvelle-Zélande. » lire aussi Vers une deuxième chance pour Jalibert-Ntamack Une Géorgie que les Bleus n'ont affrontée qu'une seule fois dans leur histoire (64-7, Coupe du monde 2007) mais qu'ils disent prendre avec le plus grand sérieux. « On voit que c'est une équipe très accrocheuse, qui ne lâche rien du début à la fin, observe le n°8 toulousain Anthony Jelonch. On a vu qu'ils n'avaient perdu que 23-10 contre l'Irlande (fin novembre 2020). Si on n'est pas présent sur les fondamentaux, ça risque d'être compliqué. On a perdu beaucoup de ballons dans les rucks contre l'Argentine. Or, on sait que contre les Géorgiens, ce sera aussi dur, voire encore plus dur dans ce domaine. C'est quelque chose qu'on va donc beaucoup travailler durant la semaine. » Cameron Woki, troisième-ligne aile des Bleus « Ça risque d'être un match assez fermé, un match d'avants, de combat » Les Bleus savent à quoi s'attendre. Les Géorgiens, ils connaissent. Beaucoup évoluent en France, en Top 14 ou en Pro D2. « C'est un peu comme avec les Argentins, dit Woki. Il y en a beaucoup qu'on côtoie en club. On connaît donc leurs forces et leur talent. C'est une équipe assez dense, très précise sur les phases de conquête, que ce soit en mêlée ou en touche. Ça risque d'être un match assez fermé, un match d'avants, de combat. Ils essaieront de faire une grosse entame et de mettre beaucoup de vitesse et d'impact dans les zones d'affrontement. » « On sait qu'ils sont durs au mal, ajoute Jelonch. Ils vont nous mettre une grosse intensité, c'est certain. » lire aussi Le calendrier des tests d'automne Pour un rugby sexy, truffé de mouvements débridés au large, les Bleus devront donc peut-être encore attendre un peu. Qu'importe, le Matmut Stadium de Bordeaux devrait afficher complet. Ce dont se réjouit Woki, qui fera partie des régionaux de l'étape : « Ce sera bien sûr un match particulier et un grand plaisir pour les Bordelais qui seront sur cette feuille de match. Jouer dans ta ville, devant des gens qui, pour certains, sont aussi supporters de l'UBB, c'est forcément spécial. »

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