Rugby - Bleus - Laurent Labit (entraîneur des Bleus) : « Il y a un moment que l'association Jalibert-Ntamack est dans notre tête »

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En conférence de presse, ce mardi, à Marcoussis, l'entraîneur de l'attaque des Bleus Laurent Labit a passé en revue l'actualité du moment. Il a forcément commenté les probables titularisations de Matthieu Jalibert en 10 et Romain Ntamack en 12 face à l'Argentine, samedi. L'association Jalibert-Ntamack « Pour être en toute transparence avec vous et avec les joueurs, il y a un petit moment que cette association est dans notre tête et qu'on veut voir ce que ça peut donner. Même si Arthur Vincent ou Virimi Vakatawa étaient là, on l'aurait travaillée de la même façon sur ces deux semaines-là. Après, on sait qu'on peut utiliser cette solution-là pour démarrer un match, mais aussi en cours de match pour peut-être, selon la stratégie ou le scénario, finir avec deux ouvreurs pour avoir encore plus de réflexion sur le jeu entre le 9, le 10, le 12, voire l'arrière. Jusqu'ici, on jouait avec deux meneurs de jeu identifiés qui étaient le 10 et le 15, et aujourd'hui, dans l'idée que Romain (Ntamack) serait en 12, il y en aurait trois : le 10, le 12 et même le 15. Ça rendrait la tâche du 10 plus facile parce qu'il se sentirait suppléé et serait sûr à tout moment, dans n'importe quelle situation, de trouver un de ces deux joueurs dans les cellules ou dans notre jeu. Donc, offensivement, on peut bien se douter de l'apport de ces deux joueurs avec leurs qualités et leur talent. Et défensivement, c'est pareil, parce qu'on sait que Gaël (Fickou) est avec eux au milieu, qu'il est notre chef de défense, et que Romain, qu'il joue en 10 ou en 12, est un très, très bon défenseur. » lire aussi Crunch, le podcast rugby de L'Équipe : l'évidence Jalibert-Ntamack Le Test face à l'Argentine « On s'attend à un match difficile, on connaît les Argentins et leurs grandes qualités, qu'elles soient rugbystiques ou sur les valeurs qu'ils mettront dans cette rencontre. Comme on dit à nos joueurs quand on va les voir dans leurs clubs ou quand on les a avec nous, il faut qu'ils s'habituent à s'imaginer qu'ils jouent contre les meilleurs du monde tout le temps, et c'est ce qui va nous arriver encore samedi. Si on veut rivaliser avec les meilleures nations, il faut qu'on soit intransigeants et exigeants d'abord avec nous-mêmes avant de s'occuper de l'adversaire. » Le projet de jeu « On avance, on sait qu'il nous reste encore du chemin. L'objectif, sur les deux saisons qui arrivent, est d'avoir avec notre équipe une expérience et une maturité collective qui nous permettent de bien conduire nos matches, de mettre la main sur le ballon et de gérer surtout le tempo de la partie. On veut avoir de la possession mais savoir aussi quand il est dangereux de garder le ballon. Ça, ça viendra avec l'expérience et l'habitude de jouer ensemble, tout en s'adaptant toujours à ce que nous propose l'adversaire. » Les scénarios de fin de match « On travaille beaucoup sur ça, mais ce qu'on oublie de dire aussi, c'est qu'on a gagné beaucoup de rencontres sur des fins de match. On sait que les matches internationaux se jouent sur les vingt dernières minutes. On a su les gagner par moments dans ce laps de temps-là, mais on en a perdu aussi malheureusement. Ça nous amène donc à une réflexion. » Laurent Labit « Antoine Dupont est à l'image de notre capitaine Charles Ollivon, c'est-à-dire qu'il n'y a pas besoin de s'exprimer tout le temps La composition du banc « On travaille sur toutes les possibilités. On croit beaucoup à notre méthode de travail à 42. On veut donner la possibilité à tout le monde au cours de l'entraînement de se révéler. On ne se ferme pas la possibilité de mettre six avants sur le banc, ou juste cinq avec trois trois-quarts. On a vu la polyvalence des joueurs. On travaille ainsi avec Sekou Macalou qui peut jouer derrière (à l'aile) avec ses qualités de vitesse. Sekou est un joueur de couloir. Même en club, il joue toujours sur l'extérieur du terrain. Ça ne lui pose donc pas de souci en phase offensive d'être ailier puisque c'est le même positionnement. On voit qu'il est plutôt très brillant dans cette situation-là. Défensivement, ça ne serait pas trop problématique pour lui, parce qu'on a l'habitude de défendre avec des ailiers plutôt dans la ligne et couverts derrière par le 10 et le 15. Ça ne lui poserait donc pas de problèmes sur les couvertures de jeu au pied ou des choses qu'il pourrait avoir à gérer dans son dos. » La condition physique des joueurs « Les joueurs ont eu cinq ou six semaines de repos puisqu'ils ne sont pas partis en Australie pour la plupart. Ils ont pu se régénérer et bien travailler avec une vraie présaison. Et on a vu sur leur début de saison qu'ils sont montés crescendo. On les a récupérés en pleine possession de leurs moyens. La semaine dernière, on a récolté les meilleures données data sur les entraînements depuis deux ans que nous sommes en place. On est donc très satisfaits du contenu des entraînements et du comportement des joueurs. » lire aussi Thibault Giroud, directeur la performance du quinze de France : « L'entraînement est un organisme vivant » Laurent Labit « (Nolann Le Garrec) fait partie des joueurs qui se mêleront effectivement à la concurrence pour venir à Marcoussis dans les mois ou les années qui arrivent Antoine Dupont capitaine « Il n'a pas changé, il est comme il est dans son club lorsqu'il a le capitanat. Antoine est à l'image de notre capitaine Charles Ollivon, c'est-à-dire qu'il n'a pas besoin de s'exprimer tout le temps. Quand il parle, c'est sûr qu'il est entendu et écouté. Ensuite, c'est plutôt par l'exemple et par le terrain qu'il montre la voie, bien relayé par les leaders autour de lui qu'on avait identifiés. De toute façon, de par son jeu et son poste, c'était déjà le leader et quelqu'un de très important pour nous. » L'émergence de Nolann Le Garrec « On est ravi de voir les performances de Nolann, il fait partie des joueurs que l'on a listés. On est très satisfaits bien sûr d'Antoine (Dupont), mais aussi de Max (Lucu), de Baptiste (Couilloud), mais il fait partie des joueurs qui se mêleront effectivement à la concurrence pour venir à Marcoussis dans les mois ou les années qui arrivent, comme d'autres joueurs qu'on surveille avec attention. » lire aussi Le Garrec, la passion dévorante du rugby

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