Rugby - Top 14 - Bayonne - Bayonne : Vincent Etcheto a «envie de continuer»

L'Equipe.fr
Vincent Etcheto, le manager de Bayonne, officiellement relégé ce week-end, évoque l'avenir de l'équipe en Pro D2 et une possible collaboration avec Pierre Berbizier.

Vincent Etcheto, le manager de Bayonne, officiellement relégé ce week-end, évoque l'avenir de l'équipe en Pro D2 et une possible collaboration avec Pierre Berbizier.«Est-ce très dur de se dire qu’on est en Pro D2 ?Ce qui est dur, c’est de ne pas savoir ce que l’on va faire l’an prochain. Il nous tarde tous de savoir quelle équipe on va dessiner, avec quel encadrement, qui il va y avoir. Ça c’est important. Ça fait dix ans que je suis entraîneur professionnel, neuf ans que j’ai une ascension régulière. En Italie, j’étais manager, j’ai fait monter l’équipe que j’entrainais (Brescia). À Bordeaux, j’étais entraîneur, et l’équipe n’a fait que progresser pendant les six ans passés là-bas. Et ici, l’an dernier, on a fait une montée, et j’en suis un peu responsable aussi. Et cette année, on fait une descente. Donc, sur dix ans d’entraînement, j’ai une année d’échec. Ça ne remet pas du tout mes convictions en doute, c’est une remise en question. Et j’ai envie, tout de suite, de préparer la saison prochaine.Vous avez des doutes sur le cadre de la saison prochaine ?Non, pas de doutes, mais je veux savoir. Je sais plein de choses que vous ne savez pas, mais je veux que ce soit officiel, qu’on me lâche le mollet avec ça, et qu’on arrête d’écrire des conneries.Est-ce que votre avenir s’inscrit à l’Aviron Bayonnais ?Que j’en sois, tant mieux. Si je n’y suis pas, tant pis. Moi j’ai envie de rester parce que j’y crois, même si c’est dur. J’ai envie de continuer et il faut qu’on s’entende sur un projet commun. J’ai envie de faire ce que j’aime pour ce club que j’aime. J’ai été critique envers ce club parce que je l’aime. On est dans les bureaux, on travaille. L’avenir de Dewald (Senekal, l’entraîneur des avants) on le connait (il entraînera Grenoble). Nicolas Morlaes (le directeur sportif) a envie de travailler sur le recrutement, mais pour l’instant, on bloque un peu. Il y a des questionnements logiques parce que c’est un échec, et, peut-être qu’on n’avait pas anticipé assez tôt cet échec. On attend, mais on est sur les starting-blocks.On sait quel type de joueurs on voudrait, ceux qu’on voudrait garder. Mais après ça dépend… Je ne peux parler que du sportif. Il y a des facteurs financiers, économiques, politiques un peu aussi. Mais je ne m’en mêle pas, ça ne m’intéresse pas. En coulisses, on est prêts. Sur le papier, c’est facile, mais il faut que ça se réalise. Et quand je dis ‘’je veux savoir’’, c’est être sûr. Sûr du budget, de la masse salariale qu’on va avoir, des joueurs qu’on va pouvoir prendre. Et je ne veux mettre aucune pression sur les présidents.Vous avez pris acte des propos de Pierre Berbizier, qui confirmait avoir été approché par les dirigeants …Pierre Berbizier peut dire ce qu’il veut, mais moi, je sais ce que je sais… Il s’est exprimé, il en a le charisme et l’expérience, et c’est très bien. Et, pour vous rassurer, c’est quelqu’un que j’estime beaucoup. J’ai eu la chance de travailler avec lui à Canal Plus, c’est quelqu’un qui a un grand palmarès, de la personnalité, du vécu, qui était un excellent joueur, un excellent sélectionneur, et un très bon entraîneur-manager. Je n’aurais - et j’emploie le conditionnel - aucun souci pour travailler avec Pierre Berbizier, qu’il soit au-dessus, en dessous, à côté, je m’en fous ! Moi, la hiérarchie… Tant que je peux m’exprimer sur le rugby, c’est tout ce qui m’intéresse.»

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