Rugby - Top 14 - Clermont-Brive, anecdotes de derbies

L'Equipe.fr
Samedi soir se disputera le 97e derby de l'histoire (en match officiel) entre Clermont et Brive, à Marcel-Michelin (20h45). Retour en cinq anecdotes sur cette rivalité bon-enfant entre "voisins".

Samedi soir se disputera le 97e derby de l'histoire (en match officiel) entre Clermont et Brive, à Marcel-Michelin (20h45). Retour en cinq anecdotes sur cette rivalité bon-enfant entre "voisins".Romeu et les Clermontois masqués C'est un jour d'avril 1976 que la rivalité entre Brive et Clermont a pris de l'ampleur avec un quart de finale très tendu à Chaban-Delmas. L'ASM est favorite mais, sans inspiration, elle se fait piéger et s'incline 3-0, un score qui dit tout ou presque de l'âpreté de la partie. Un combat où Jean-Pierre Romeu, l'ouvreur vedette de Montferrand, n'a pas pu réellement s'exprimer. Il faut dire qu'en huitième de finale contre Perpignan, un coup de poing de Paul Goze - celui dont on parle pour tout autre chose aujourd'hui - lui a tuméfié le visage: fracture du nez, fracture du sinus et déplacement de l'os malaire, racontent les médias de l'époque. Romeu a tenu sa place avec un masque de protection en cuir, tant bien que mal, ne pouvant rien faire contre l'élimination de son équipe.Cinq expulsions et des nez fracturés L'un des derbies les plus violents s'est joué en octobre 1993, à Brive. Si le score (36-10 pour les Coujoux) témoigne du beau jeu pratiqué par séquences, il ne cache pas les bagarres générales en chaine qui ont émaillé la partie. «Le derby du laid», titre L'Equipe, avec ce bilan: «cinq expulsions, dont deux définitives, des nez fracturés et des responsabilités qu'on se renvoie». Les Clermontois Lecomte et Versailles ont été exclus pour des coups de pied sur des joueurs à terre. Le premier, "puni" dans la foulée par ses rivaux, est rentré à Clermont avec le nez cassé tandis que Ducluzeau est bon pour une fracture du plancher orbital. Côté briviste, Alabarbe a vu sa licence retenue pour coup de tête ayant entraîné blessure. Et voici le "souvenir" qu'en avait gardé Jean-Marc Lhermet quelques années plus tard : «L'ASM avait un groupe nouveau qui ne savait pas trop où il en était et ce type de rencontre est propice pour évaluer les dimensions rugby, physique et mentale de l'équipe. En l'occurrence, on avait répondu présent dans tous les secteurs. On pouvait se regardait dans les yeux. Un match violent ? J'ai pris tellement de coups sur la tête que je ne me souviens pas de tout...»Quand Michelin applaudit les Brivistes... Octobre 2003, en pleine Coupe du monde en Australie, Brive, de retour dans le Top 16, est la surprise du début de saison. Surprise qui vient même gagner à Marcel-Michelin (21-7). «On était à 21-0 à trois minutes de la fin. L'ASM n'avait marqué qu'à la toute fin, ce qui prouve bien qu'on n'avait rien volé, se rappelait Didier Faugeron, coach de Brive à l'époque, dans La Montagne. Tout nous réussissait. Cette saison-là, on a eu un superbe état d'esprit, avec une production de jeu vraiment bonne. Je me souviens surtout de ces applaudissements, à la fin, de la part des spectateurs du Michelin. Les remerciements et les félicitations de ce public.» Depuis, Brive n'a plus gagné à Clermont-Ferrand....et chambre Patrick Sébastien Le 18 avril 2009, Clermont corrige Brive à Michelin (52-7), pour ce qui est encore la plus large victoire de l'ASM dans ses confrontations directes avec son voisin. À 45-0, alors qu'il reste moins de 10 minutes à jouer, le public de Marcel-Michelin exulte et chambre Patrick Sébastien, revenu à la présidence du club en 2007. L'air du Petit bonhomme en mousse est repris à tue-tête dans les tribunes.Brive à 11 contre 15 pour le maintien Soir de fête à Amédée-Domenech. Brive domine son rival clermontois (26-24) et valide son maintien en Top 14. Le promu fête l'évènement sur la pelouse avec son public su son des Sardines de... Patrick Sébastien (encore lui). Pour ce derby d'avril 2014, l'affrontement a été terrible. «Je me souviens d'une multitude de blessures dans le dernier quart d'heure et d'une première période de très haut niveau, qui nous avait permis de remporter ce match», se rappelait le coach briviste Nicolas Godignon.En feu en première période, le CAB menait en effet 20-3 à la mi-temps avant de passer en mode "Fort Alamo". Une fin de match épique où les locaux se sont même retrouvés quelques minutes à 11 contre 15 entre les blessés et les cartons jaunes. Cela ne les a pas empêchés de défendre comme des enragés et d'y laisser d'ailleurs des plumes: Swanepoel (genou), Radikedike (cuisse), Buys (KO) ou encore Barnard (luxation de l'épaule) sont restés sur le carreau. Rincés, mais sauvés les Brivistes !

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