Rugby - Top 14 - Face au Stade Français, Montpellier décroche enfin un succès en Top 14

L'Equipe.fr
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Après cinq défaites consécutives depuis la prise de fonction de Philippe Saint-André comme entraîneur, le MHR s'est s'imposé (31-6) à domicile avec le bonus offensif devant le Stade Français, samedi soir, lors d'un match en retard de la 8e journée de Top 14. Le match : 31-6 Sous des trombes d'eau qui noyèrent le GGL Stadium à partir de la fin de la première période, le MHR du coach Philippe Saint-André est enfin parvenu à accrocher un succès à domicile après cinq revers d'affilée depuis la prise de fonction de l'ancien ailier, capitaine et entraîneur tricolore. Et en plus, un succès bonifié... On ne peut pas dire que les Héraultais ont soudain hissé leur niveau de jeu à des hauteurs significatives, non, mais juste que la chance leur a souri, et que leur adversaire n'était pas vraiment dans une configuration d'engagement maximal, ainsi que perçu par l'entraîneur parisien Gonzalo Quesada, ainsi qu'en témoigne son coup de gueule qui résonna longtemps dans les entrailles de la tribune. lire aussi Le film de Montpellier - Stade Français À l'essai inaugural de Vincent Martin (5e) sur une combinaison millimétrée au-delà du verrouilleur, le MHR ajouta une échappée belle de son demi de mêlée springbok Reinach Venter récupérant à soixante-dix mètres de l'en-but parisien un ballon égaré derrière un ruck (30e). Cela, et trois buts de Benoit Paillaugue (13e, 28e, 36e), ainsi que deux transformations faciles, mirent les Héraultais hors d'atteinte. À l'heure de jeu, de nouveau à quinze avec le retour de Martin Devergie puni d'un carton jaune (48e), restait alors la question du bonus offensif à négocier. lire aussi Le classement du Top 14 Inscrit avec facilité par le centre springbok Henry Immelman (62e, 26-6), un but longue portée (50 mètres) anima à peine ce deuxième acte humide. Ce fut surtout cafouilleux sur un terrain détrempé, sans vraiment l'inspiration nécessaire et la discipline utile pour forcer le destin et ajouter un point au classement et il fallut un ultime sursaut pour que Vincent Martin obtienne son doublé (77e), bonus offensif inespéré que les Héraultais faillirent perdre, d'ailleurs, tant ils étaient fébriles. De leur côté, les joueurs parisiens ne furent ni pires ni meilleurs qu'en première période, juste très maladroits, parfois indisciplinés et faibles en mêlée fermée, comme s'ils avaient inconsciemment fait l'impasse sur ce doublon. 83 Le pourcentage de réussite de l'ouvreur héraultais Benoît Paillaugue, soit cinq coups de pied transformés sur six tentés. Le fait : de la pénalité au carton jaune Alors que l'arbitre, M. Cardona, avait sifflé une simple pénalité pour une obstruction de Waisea sur Reilhac sous les poteaux parisiens sur un temps fort héraultais (35e), il intensifia sa décision après consultation vidéo et infligea un carton jaune à Joris Segonds, coupable à ses yeux de jeu déloyal dans la zone de marque. Du coup, les Parisiens évoluèrent à quatorze sans leur ouvreur à la fin de la première période et au début de la seconde après avoir encaissé trois points (36e, 23-6). La preuve, s'il en était besoin, de l'influence parfois déterminante, de l'arbitrage vidéo. À la 48e, M. Cardona distribua un autre carton jaune (contre le Montpelliérain Martin Devergie) pour une faute quasiment similaire sans avoir besoin de validation vidéo.