Rugby - Top 14 - Frédéric Michalak : «Pas besoin de 25 étrangers !» dans les clubs de Top 14

L'Equipe.fr
Dans un entretien accordé au Figaro , Frédéric Michalak a notamment abordé le nombre d'étrangers dans les équipes du Top 14. Selon le demi d'ouverture, il serait temps de laisser plus de place aux jeunes joueurs français.

Dans un entretien accordé au Figaro, Frédéric Michalak a notamment abordé le nombre d'étrangers dans les équipes du Top 14. Selon le demi d'ouverture, il serait temps de laisser plus de place aux jeunes joueurs français. À 34 ans, Frédéric Michalak s'épanouit à Lyon, où il devrait très probablement prolonger d'une saison. Le demi d'ouverture international suit de près l'actualité de son sport, brûlante ces dernières semaines. Il a ainsi donné son avis sur le nombre d'étrangers en Top 14. «Depuis plusieurs années, on souligne que les Français accèdent de plus en plus difficilement au plus haut niveau. À mon époque, quand un joueur se blessait, on faisait monter un jeune en équipe première. Aujourd’hui, le club recrute un joker médical, ne prend plus le temps de faire confiance à un jeune… regrette-t-il dans un entretien accordé au Figaro. Quand les joueurs étrangers apportent une plus-value, que les jeunes progressent à leur contact, que ça apporte en termes de marketing, je n’y trouve rien à redire. Mais trois ou quatre par club, ça suffit. Pas besoin d’en avoir 25 ! En France, on est les seuls à avoir cette politique. Ailleurs, on limite le nombre d’étrangers pour laisser la place aux joueurs locaux. Mais j’ai l’impression que ça va enfin changer chez nous (le dispositif JIFF sera renforcé la saison prochaine)…» Et selon Michalak, tout cela a un impact sur les résultats de l’équipe de France, qu’il a quittée un soir de déroute à Cardiff en quart de finale de la Coupe du monde contre la Nouvelle-Zélande (13-62) : «Il n’y a pas assez de joueurs sélectionnables en équipe de France. Il faut donc encourager les clubs à faire émerger des jeunes. Mais c’est une stratégie sur le long terme. Ça ne produira pas d’effets tout de suite. Il faut faire le dos rond et ça va venir (…) Les maux du XV de France, ce n’est pas que le sélectionneur (Guy Novès). C’est plus profond. Ça remonte à quelques années. C’est lié au manque de jeunes en Top 14. On décline dans toutes les catégories.»

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