Rugby - Top 14 - LOU - Yann Roubert, président du LOU : « Des sacrifices pour tous »

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Pour Yann Roubert, le président du LOU, les baisses de salaire dans le rugby professionnel français devront être conséquentes mais les joueurs ne seront pas les seuls à faire des efforts.« Avez-vous officiellement abordé le sujet sensible de la baisse des salaires ?On a commencé à en parler en toute transparence. Chacun sait que les conséquences financières seront lourdes pour les clubs et que ça engendrera des efforts et des sacrifices pour tous. Je m'en suis ouvert vis-à-vis des joueurs et encore un peu plus auprès des représentants. C'est important de ne pas se voiler la face. Mais j'ai également insisté sur le fait que les efforts seraient faits partout, afin que les joueurs ne soient pas l'unique variable d'ajustement. En revanche, nous attendrons la réunion de la commission paritaire et ses préconisations pour enclencher réellement le processus.Dans quel état d'esprit sont les joueurs ? Ils sont réceptifs. Mais nous n'avons pas encore parlé de chiffres. Le plus important pour eux est de savoir ce qui n'arrivera plus sur leur compte à la fin du mois. J'ai conscience que ce sera une étape difficile. Mais il faut aussi avoir bien conscience que les efforts à réaliser seront conséquents. On parle de 20 %, 30 %, 40 %...À ce point-là ? Je pense. Les clubs sont en danger. Il ne faudra pas comparer ce pourcentage au 100 % du salaire initial, mais au 0 % qui est risqué si les clubs ne peuvent pas s'en sortir. Regardez ce qu'ont fait les Australiens (- 60 %), les Néo-Zélandais (gel de 50 % des salaires), les Écossais (10 % à 25 % sur cinq mois) ou les Gallois (moins 25 % sur trois mois). Il n'y a pas de raison que les sacrifices soient moindres en France. Le rugby français n'est pas une exception.Les joueurs sont-ils prêts à l'entendre ? C'est la réalité du moment. On ne pourra rien imposer aux joueurs, mais si on ne trouve pas de solution, il y a un risque que ça ne reparte pas. C'est pour cette raison qu'il faut en parler sans tabou. Il faudra s'en sortir tous ensemble. La réunion (paritaire de jeudi) doit nous y aider. La DNACG va dévoiler son analyse sur les pertes envisagées pour chaque club (si la reprise est effective en septembre, la perte moyenne serait de 30 % des partenariats et 20 % de la billetterie). On parle de gros chiffres. Il faudra faire face avec lucidité, courage et solidarité. Il faut être franc, sans paniquer pour autant. Mais il faudra des sacrifices. »

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