Rugby - Top 14 - MHR - Xavier Garbajosa (Montpellier) évoque « une période de merde »

L'Equipe.fr
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Avant la réception de Toulouse samedi, Xavier Garbajosa, le manager sportif de Montpellier, a avoué que la situation de son club le préoccupait. « Franchement, je ne dors pas bien, a lâché Xavier Garbajosa, manager sportif du MHR (actuellement 12e avec trois défaites subies lors des quatre dernières journées) au cours de la conférence de presse avant la réception de Toulouse, samedi (17h30). J'ai pour habitude d'être le plus résilient possible. Il faut courber l'échine, prendre des tartes et s'en servir pour devenir meilleur. Ce qui ne tue pas rend plus fort, même si la période est compliquée, délicate. Peut-être qu'il faut qu'on en passe par là pour se construire une âme, une identité, une culture poursuit l'entraîneur principal. » lire aussi Calendrier/Résultats « La période de merde qu'on vit, il faut qu'elle nous rende plus forts, a-t-il insisté. À savoir que demain (samedi), on ne veut plus accepter et vivre ça. Moi le premier. Il faut qu'on se remette tous en question rapidement, tous les jours, pour savoir ce qu'on ne veut plus et vers quoi on veut aller. » « Attention, on est en danger » Puis, Xavier Garbajosa s'est étendu sur les échéances qui attendent son équipe et notamment les trois matches en retard (en raison du Covid) : « Aujourd'hui, on a trois matches en retard mais ce n'est pas une excuse pour attendre le dernier moment. Ce sera trop tard après. Là, il faut qu'on puisse mettre un gyrophare dans le vestiaire et dire : attention, on est en danger. Le plus important, c'est le plan comptable. L'esthétisme, on verra après. » lire aussi Classement « Tous les managers manquent de temps, a-t-il déploré. Un projet est toujours long à mettre en place. Il faut d'abord bien analyser les forces en présence, les points à améliorer. Tout n'est pas transposable. La qualité du Racing, ça fait six ans qu'ils travaillent dans ce sens-là. Toulouse est une institution, avec une certaine éducation. Il y a une identité montpelliéraine avec une culture, il faut simplement la développer, la consolider. Effectivement, ça prend plus de temps que ce qu'on avait prévu. Il faut s'accrocher à ses convictions et aller au bout. On fait un sport collectif où le saint des saints est de s'envoyer et de se battre. Si chacun gagne son duel, peut-être qu'on aura des chances de battre Toulouse. »