Rugby - Top 14 - Pau - Sébastien Piqueronies, manager de la Section Paloise : « On a été à côté de nos pompes »

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Menés de 18 points à la pause, les hommes de Sébastien Piqueronies (manager de Pau) ont réagi en seconde période pour mourir à 4 petits points de Bordeaux (33-37). Un rebond insuffisant mais qu'il veut croire porteur d'espoirs, face à l'une des plus grosses écuries du championnat. « Si après une telle première période on vous avait dit que vous alliez arracher un bonus défensif à cette équipe de Bordeaux, vous auriez signé sans lire en bas de la page ?
Je connais l'état d'esprit de ce groupe et les qualités de mes garçons. Je savais qu'ils étaient capables de renverser la vapeur. Maintenant, si vous me posez cette question, c'est aussi pour constater que les matches ne durent pas que 40 minutes et qu'effectivement, en arrivant à la mi-temps, le compteur était déjà bien garni. lire aussi La 7e journée de Top 14 Vous arrachez néanmoins un bonus défensif, quel sentiment domine ?
C'est une grosse déception. On a été à côté de nos pompes pendant une mi-temps. On a énormément manqué de réactivité dans les soutiens. Je constate que nous avons fait une semaine d'entraînement moyenne et que nous avons fait une entrée de match moyenne. Donc j'en appelle à l'éveil et à la concentration de tout notre groupe pour élever le niveau d'exigence. C'est notre leitmotiv. On s'est promis de faire grandir notre jeu et vous avez pu constater que par moments nous étions capables d'avoir un rugby comparable à celui de très belles équipes, comme celle que nous avons affronté aujourd'hui. Existe-t-il des motifs de satisfaction ?
C'est porteur d'espoir quand on vient de jouer le premier (à Toulouse, 38-10) et le second d'affilée (Bordeaux, 33-37), on s'aperçoit que l'on a des mi-temps où l'on peut tenir la dragée haute à ces deux équipes. Aujourd'hui, on a les ressources mentales, techniques et physiques pour tenir quarante minutes mais pas quatre-vingt. Nous avons devant nous un gros chantier d'éveil, de constance et de précision pour justement rivaliser sur un match entier face à ce genre d'équipe. Sébastien Piqueronies, manager de la Section Paloise « On dit beaucoup que le rugby est un sport de courses et de contacts mais c'est aussi un sport d'éveil et de connexions. Il faut trouver les joueurs les mieux connectés entre eux à chaque match » Quel a été votre message à la pause pour sonner le réveil ?
D'être beaucoup plus précis sur les attitudes au porteur de balle et au soutien offensif. D'essayer d'emballer le match, de mettre du rythme, d'essayer d'agresser les zones qu'on s'était promis d'agresser et puis, tout simplement, de se raccrocher au plan de match que l'on avait décidé. Vos trois changements à la mi-temps sont-ils les facteurs essentiels de votre rebond en seconde période ?
Ils nous ont permis d'asseoir notre conquête, de bonifier notre jeu direct et de réveiller notre groupe. Ce n'était pas du tout des sanctions. Je ne trahirai pas de secret en disant qu'on aura absolument besoin de tout le monde. Maintenant, il y a des états de formes, d'éveil et de concentration différents. On dit beaucoup que le rugby est un sport de courses et de contacts mais c'est aussi un sport d'éveil et de connexions. Il faut trouver les joueurs les mieux connectés entre eux à chaque match. lire aussi Le classement du Top 14 Les Bordelais se sont beaucoup nourris d'opportunités qui semblaient tendre les bras à la Section Paloise. Comment l'expliquez-vous ?
L'UBB est surtout brillante et diablement efficace dans sa capacité à saisir toutes les opportunités. Et puis je constate qu'aujourd'hui, nous sommes très généreux avec ce que nous pouvons offrir à nos adversaires. Et quand il est du calibre de Bordeaux en ce moment, il faut lui en donner peu. On vous a vu parler immédiatement à vos joueurs après. Pourquoi ?
J'avais besoin que tous les garçons soient bien alignés sur les émotions. Je crois qu'ils se sont sentis capables, à certains moments, de se comparer à cette équipe de Bordeaux. Je crois qu'ils se sont sentis aussi dans un navire en difficulté sur la première période et pour moi, il était important de vite capitaliser sur ces émotions-là pour savoir dans quel état d'esprit on se retrouvera lundi et je pense que le fil rouge sera d'éveiller tout le monde sur le niveau d'exigence. Mais à quoi attribuez-vous ce faux départ ?
Sans doute à plein de facteurs. À nous de bien débriefer avec les joueurs et d'identifier le pourquoi avant de nous retrouver sur nos bases. Mais je n'ai pas trop de solutions à chaud. Je n'ai pu que constater ce retard collectif d'éveil. » lire aussi Toute l'actu du Top 14

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