Rugby - Top 14 - R92 - « C'est un barrage avant d'être un derby »

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Du manager Laurent Travers au capitaine Maxime Machenaud, en passant par Bernard Le Roux et Eddy Ben Arous, le camp des Racingmen envisage le derby contre le Stade Français vendredi soir d'abord comme un quart de finale. Synchronisation des éléments de langage réussie. Tour à tour, Laurent Travers, le manager du Racing, Bernard Le Roux, Eddy Ben Arous et Maxime Machenaud, le capitaine, ont bien pris soin de placer la formule préparée pour résumer l'état d'esprit des Racingmen à l'heure d'attaquer le barrage contre le Stade Français, vendredi soir à l'Arena. « On prépare ce match comme un barrage, plutôt que comme un derby », dirent-ils en choeur en conférence de presse. Le slogan a l'air commode, arrangeant, mais il n'est pas dénué de sens. On peut en effet comprendre que le Racing, favori légitime de ce « quart de finale » entre voisins, n'ait aucune envie de placer ce match sous l'angle d'un derby qui sent la poudre et la jalousie. Le deuxième-ligne Bernard Le Roux « Moi, je ne m'habillerai jamais en rose, même si je double ou triple mon salaire » « Bien sûr, ça fait toujours plaisir de jouer un derby, admet le deuxième-ligne Bernard Le Roux. Moi, je ne m'habillerai jamais en rose, même si je double ou triple mon salaire. Je pense qu'on est bien préparé. Et on l'a préparé comme un barrage, depuis déjà quelques semaines. On sait qu'il faudrait être très vigilant, d'autant qu'on connaît bien Gonzalo (Quesada, le manager parisien, passé par le Racing lui aussi). On sait qu'il est très fort pour préparer ses équipes pour les phases finales. Il a déjà gagné un titre (en 2015, après avoir éliminé le Racing en barrage). Mais on est assez calme. Ça ne sert à rien de basculer trop tôt, de perdre de l'énergie et de trop stresser avant. Je pense qu'on a une certaine habitude des phases finales dans notre groupe, j'espère que cette expérience nous servira. » lire aussi Quesada (manager du Stade Français : « Si on s'est battus toute la saison, ce n'est pas pour galvauder ce barrage » « On est conscient de la qualité de la ligne de trois quarts du Stade Français, de la qualité de leur paquet d'avants, on connaît leur dynamique, enchaîne Travers. Respectons le rugby. Ce match se prépare comme un barrage et c'est logique. Notre priorité, à ce moment de la saison, c'est d'aller le plus loin possible. Et c'est pareil pour le Stade Français je suppose. J'ose espérer qu'un quart de finale se suffit à lui-même. Que ce soit un derby, ça met juste du piment en plus. » Maxime Machenaud « C'est particulier mais c'est d'abord un match de phases finales » lire aussi Le tableau C'est important le piment en plus, surtout qu'il coïncidera avec le retour du public à l'Arena (5000 personnes). « Oui, on peut dire qu'on a plus de pression qu'eux du moment qu'on a fini deuxième ex-aequo, avec autant de victoires que Toulouse, indique Travers. À nous d'assumer. Vendredi, il n'y aura plus de joker, on sera à balles réelles. » Maxime Machenaud reste sur la même ligne : « On savait qu'affronter Paris en barrage était une possibilité. Oui, c'est particulier mais c'est d'abord un match de phases finales. » Formé au club, le pilier Eddy Ben Arous a vu passer des derbies depuis qu'il est ado. « Même chez les jeunes, c'était quelque chose de spécial. Celui-là sera particulier mais il y aura autant d'engagement que pour n'importe quel match de phases finales. »

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