Rugby - Top 14 - Le Racing 92 bat Pau in extremis et rentre dans les 6 premiers

L'Equipe.fr
Au terme d'un match à sens unique pour le Racing en première mi-temps puis pour Pau en deuxième, c'est finalement les Franciliens qui l'emportent (34-32). Les coéquipiers de Dan Carter signent leur retour dans les six premiers du championnat et se remettent en course pour les phases finales.

Au terme d'un match à sens unique pour le Racing en première mi-temps puis pour Pau en deuxième, c'est finalement les Franciliens qui l'emportent (34-32). Les coéquipiers de Dan Carter signent leur retour dans les six premiers du championnat et se remettent en course pour les phases finales.Le matchLa Section Paloise a voulu imprimer un rythme important, tout de suite. Problème : il lui est revenu dans le museau, encore plus vite. Arroseuse arrosée, l'équipe de Steffon Armitage a fini asphyxiée par le tempo très soutenu des Racingmen, qui avaient toujours un soutien d'avance, toujours une possibilité de passe de plus. Bien décidé à déplacer le ballon, à multiplier les passes dans la défense, le champion de France a rapidement distendu la défense béarnaise, plombée par un nombre de plaquages ratés à la limite du supportable (21 rien qu'en première mi-temps). Pendant trente-neuf minutes, la Section n'a pas pu se sortir de l'étau, encaissant un premier essai dès la 6e minute par Rokocoko suite à un ballon gratté par Ben Arous et bien exploité par une remise intérieur de Le Roux. Puis ce fut, onze minute plus tard, la charge surpuissante de Tameifuna qui dégagea la route d'Imhoff. Avant que le pilier tongien se charge lui-même de marquer le troisième essai à la demi-heure de jeu (20-3). Juste avant la mi-temps, les avants palois réduisirent l'écart en marquant, en force, un essai construit autour d'un ballon porté après touche. Mais l'équipe de Simon Mannix perdait à peu près au même moment son ouvreur néo-zélandais Tom Taylor, sorti sur commotion.Le film du matchLargement supérieur, le Racing s'est ensuite déréglé, perdant deux touches (48e, 50e à dix), s'endormant petit à petit une fois inscrit le quatrième essai par Chavancy, rendu possible par un offload de Nakarawa (34-8, 53e). Dès lors, le Racing allait subir, avec une étrange passivité la réaction d'orgueil des Béarnais. Ce relâchement se matérialisa par une ribambelle de plaquages manqués et quatre essais : celui que se créa tout seul, à la 60e, dans un espace riquiqui, (prenez votre respiration) Unalotokipulotu Vea Teuau, celui de Votu (son dixième cette saison), celui du jeune Buros après un contre parfaitement mené par Fumat et enfin celui, en puissance, de Ramsay à la 80e. A force de jouer avec le feu, comme contre Clermont, à force de n'être rigoureux qu'une mi-temps, le Racing a dû négocier un dernier ballon en n'ayant plus que deux points d'avance (34-32). Alors qu'ils menaient 34-8 vingt minutes plus tôt...Une bonne affaire?Comme contre Clermont à Lille (20-0 à la mi-temps), le Racing a construit sa victoire sur une première période aussi vivante qu'efficace. Grâce à ses deux succès de suite, le champion en titre réintègre le Top 6, où il ne s'était plus incrusté depuis la 14e journée, juste avant Noël. Les optimistes diront qu'en plus, les Racingmen ont un match en moins (à Montpellier, où ils se sont engagés à se rendre sans leurs internationaux français) ; les autres se demandent si l'affaire des reports de match suite à la fusion ne finira pas par le retrait de deux points sur tapis vert. Et surtout si les Franciliens ne vont pas regretter ce point de bonus défensif concédé in extremis aux Palois.

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