Rugby - Top 14 - SF-ASM - Trois raisons de suivre le duel Sekou Macalou (Stade Français)-Judicaël Cancoriet (Clermont)

L'Equipe.fr
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Le Stade Français reçoit Clermont dans le cadre de la 20e journée de Top 14, ce samedi (14h45). Focus sur le duel entre deux troisième-ligne aux parcours similaires.

Pour leurs racines franciliennes
Sekou Macalou comme Judicaël Cancoriet ont suivi le même parcours, d'une banlieue d'Île-de-France où le rugby n'était pas une culture jusqu'à l'équipe de France, puisqu'ils sont tous les deux internationaux. Mais l'un comme l'autre ont profité de l'ancrage local de l'Association amicale et sportive de Sarcelles, dans le Val-d'Oise.

Ce club leur a donné leurs premières notions ovales, les a encadrés aussi bien sportivement que socialement, et les a dirigés vers Massy, à l'autre bout de la région. Dans l'Essonne, les deux joueurs, qui ont un an d'écart, « ont eu le même cursus, le même parcours », retrace Jean-Baptiste Dimartino, son coéquipier alors et son responsable au centre de formation au RC Massy Essonne.

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Passerelle vers le monde pro, excellent club formateur, Massy avait conscience d'avoir sous la main deux joueurs d'exception, arrivés après un autre troisième-ligne appelé à être international, Yacouba Camara. Ce trio n'a jamais joué ensemble, mais Cancoriet et Macalou ont porté le maillot bleu côte à côte une fois, contre le Japon, en 2017. Et n'ont jamais oublié de rendre hommage à Sarcelles comme à Massy.

Pour la puissance de Macalou
Dans ses jeunes années de rugbyman, au bout de deux ans d'affinage, Sekou Macalou « traversait le terrain » tout seul, se souvient Jean-Baptiste Dimartino. Au Stade Français, il a gardé cette prédisposition et en a fait un « facteur X ». « Sekou va très vite au démarrage, et sur la distance, non seulement il la maintient mais il l'augmente », s'étonne Dimartino.

Lui qui a commencé le rugby sur le tard a pris plus de temps à acquérir les repères collectifs ou spécifiques, comme la touche, mais son passage au Stade Français, en 2015, lui a permis de combler cette lacune.

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« Surtout, il y a progressé sur la densité physique, compare Dimartino, en souvenir de ses années massicoises (Macalou affiche 108 kg pour 1,95 m). Je l'ai trouvé transformé, il a dû faire un bon travail de musculation, parce que maintenant, sur les contacts, sur les plaquages, il est dominant. Et sans avoir rien perdu de ses qualités de vitesse. »

Pour la maturité de Cancoriet
Judicaël Cancoriet (25 ans ; 1,94 m ; 116 kg) a laissé à Massy le souvenir d'un jeune joueur déjà concentré sur un avenir dans le rugby professionnel, quand cette vision, chez Macalou « est venue plus progressivement ». « Judicaël a été beaucoup plus vite que Sekou dans une démarche de haut niveau, déterminé et avec l'objectif d'être pro, il était déjà un gros bosseur, se souvient Jean-Baptiste Dimartino. Avec un bon entourage, il était très mature dans cet aspect comme dans son discours. »

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Et cela se traduisait sur le terrain, où il démontrait les qualités qu'il exploite depuis 2015 sous le maillot de Clermont. « Quand je le regarde aujourd'hui, je vois le même joueur que chez nous !, s'étonne Dimartino. C'est juste qu'il fait tout plus vite et plus fort. » À savoir ? « C'est un troisième-ligne qu'on voit moins que Sekou sur les actions fortes, compare l'actuel entraîneur du RC Massy, mais qui a une grosse activité, très bon sur les phases de soutien, très fort dans le contact et gros défenseur. »