Rugby - Top 14 - SF - Gonzalo Quesada (Stade Français) : « Forcément, on est tendus » avant d'affronter Castres en Top 14

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Le manager du Stade Français, Gonzalo Quesada, veut se raccrocher à quelques motifs d'espoir mais reconnaît que le club est déjà sous tension avant d'affronter Castres samedi. « Trois défaites en trois journées, zéro point au compteur, comment vivez-vous cette semaine avant d'affronter Castres samedi ?
C'est un peu une semaine de quarante-huit heures. On a joué dimanche soir à l'extérieur (à Toulon) et on rejoue le samedi à 15 heures. Ça passe très vite. On est rentré à Paris lundi après-midi. Les joueurs étaient de repos mardi, il y a juste eu une réunion, et ils seront off vendredi. On est allés à l'essentiel. La bonne nouvelle, c'est que nous avons moins de joueurs malades (plusieurs joueurs souffraient d'un virus la semaine dernière). voir aussi Calendrier/résultats du Top 14Classement On imagine que l'atmosphère est tendue...
Forcément, on est tendus. On va affronter une équipe qui n'a pas encore perdu. Mais on ne veut pas tout remettre en question non plus. Je crois que nous avons été honnêtes entre nous dans l'analyse. On ne va pas se mentir non plus. Certains nous voyaient plus beaux qu'on était vraiment mais on n'a pas été au niveau qu'il faut dans ces trois premiers matches. Pour résumer : on s'est dit les vérités sans jeter tout ce qui a été fait. « On sait qu'une nouvelle défaite créerait une situation très compliquée pour nous » Vous avez encaissé plus de 35 points par match...
On savait que notre calendrier était dur avec le derby contre le Racing pour commencer puis deux déplacements super durs (Bordeaux et Toulon). Mais c'est vrai qu'on renvoie l'image d'une équipe qui se met en danger presque toute seule. Je crois que nous avons été très lucides dans l'analyse. On sait aussi qu'une nouvelle défaite créerait une situation très compliquée pour nous. lire aussi Le Stade Français déjà en crise La saison dernière, vous aviez connu une période sans résultat avant de finir fort. Cela peut-il vous aider aujourd'hui ?
C'est vrai qu'on a cette expérience de l'an dernier mais aussi des saisons d'avant. Je n'ai pas tout lu parce que bon, dans ma position c'est dur (sourire). Mais vous avez raison d'être dur et critique. Notre contenu est décevant. Mais il faut aussi positiver et se dire que si on regarde la partie comptable, la saison dernière nous avions aussi perdu ces trois matches : perdu le derby à la maison, perdu à Bordeaux, perdu à Toulon. Et on s'est qualifiés. Le Top 14 est très dur mais il n'y a que trois ou quatre équipes qui peuvent être régulières sur toute une saison.

Après votre fin de saison canon, on aurait pu penser que vous profiteriez de cette dynamique. Pourquoi cet effet n'a pas fonctionné ?
C'est vrai que nous, au Stade Français, on est forts quand on est sur une dynamique de confiance, quand on s'exprime. On n'a pas réussi à surfer dessus mais la saison dernière, en barrage, on avait fini en prenant la vague contre le Racing dans les dents. Ce qui est vrai, c'est que notre attaque est moins fluide que l'an dernier. Notre attaque s'est construite autour du dix et du douze, or Joris (Segonds) et Léo (Barré) ont repris tard. Et puis, même si on a essayé de vite intégrer (Ngani) Laumape, ça a pris plus de temps que ce qu'on pensait. Il y a des raisons dans notre préparation qui expliquent les choses. Même s'il n'y a pas de honte à perdre les trois matches qu'on a perdus, on ne peut pas se permettre de ne pas monter notre niveau de performance de plusieurs crans. « Le problème qu'on pensait avoir réglé et qui ne l'est pas, c'est qu'on perd pied très vite dès que nous subissons un temps faible » Y'a-t-il un problème d'état d'esprit, d'ambiance ?
Je ne pense pas. On a fait des séquences à Bordeaux où on a défendu la ligne à quatorze qui montrent que le niveau d'engagement est là. Le nombre de ballons portés qu'on a défendus sans prendre d'essai pendant ces trois matches, c'est aussi un signe. Le problème qu'on pensait avoir réglé et qui ne l'est pas, c'est qu'on perd pied très vite dès que nous subissons un temps faible. On l'a vu dans nos dernières fins de match. Vous sentez-vous personnellement en danger avant ce match contre Castres ?
Franchement, aujourd'hui non. J'échange avec les joueurs, avec la direction et je ne ressens pas ça. C'est super dangereux pour le coach de se laisser distraire par ça. »

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