Rugby - Top 14 - SF - Jonathan Danty (Stade Français) : « J'y crois ! »

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Le centre parisien, qui disputait son dernier match à Jean Bouin sous les couleurs du Stade Français (il jouera à La Rochelle l'an prochain) a profité de la victoire de son équipe face à Lyon ce vendredi (46-27) pour passer quelques messages. Comment avez-vous vécu cette dernière sous le maillot du Stade Français à Jean-Bouin ?
Plutôt bien. J'ai surtout ressenti un peu d'émotion dans la semaine et hier soir (jeudi), dans mon lit au moment de me coucher. Je repensais aux dix dernières années. À une heure du matin, je me suis dit que je pensais à tout ça, mais qu'en fait, la saison n'était pas terminée. Il restait deux matches à jouer et à gagner pour vivre quelque chose de sympa. Donc à une heure une, je dormais. Jusqu'à aujourd'hui, je ne réalisais pas vraiment que j'allais quitter le club. C'est dur. Même s'il y a eu du bon et du moins bon. lire aussi Le film du match Mais j'ai pris beaucoup de plaisir. Après, il y a eu des choix des deux parties. Mais comme j'ai dit aux mecs, après la défaite face à Clermont, on a pris une claque. On s'est imaginé qu'on était hors course. Mais finalement, en se bougeant un peu, on pouvait renverser la vapeur. On a gagné au Racing, chez les galactiques, on a gagné à Brive où on avait plus gagné depuis quinze ans, ce qui a permis de resserrer le groupe. Maintenant, il nous reste une dernière marche à Bayonne et c'est peut-être la plus haute car il joue leur survie en Top 14. J'espère simplement qu'on n'aura pas de regret. Mais j'y crois ! Vous sous-entendez que votre départ pour La Rochelle n'est pas uniquement votre choix. Pouvez-vous développer ?
J'avais une année optionnelle qui a été dénoncée par le club. Le club m'a quand même fait une proposition, mais elle était difficile à avaler. J'étais bon, même si j'ai conscience qu'il y avait aussi cette problématique du salary cap. J'ai lu dans la presse que le club ne pouvait pas s'aligner sur l'offre de la Rochelle. C'est faux. J'ai eu la possibilité de rester à Paris. Mais au détriment d'un recrutement qui aurait été revu à la baisse. J'ai donc dit à Gonzalo (Quesada) et Thomas (Lombard) que mon premier choix était de rester à Paris, mais pas au détriment du recrutement du club. Je ne pourrais pas l'assumer. Surtout s'il y a des périodes où je suis moins bon. Je ne voulais pas avoir autant de pression. Et puis j'avais envie de vivre autre chose. Le club en question (La Rochelle) a été très actif et a montré un réel intérêt. Ça fait plaisir.

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Comment voyez-vous la suite au Stade Français ?
Avec cette direction et ce staff sportif, il y a des choses à faire. Ce sera sans moi pour les trois prochaines saisons. Après, j'aurais 32 ans, j'aurais sans doute encore des jambes (il sourit). Finalement, je suis soulagé de partir. Le challenge est intéressant, je vais me mettre en danger. Je pense que j'ai besoin de passer un cap et j'espère que je vais progresser. Pour revenir à la fin de saison, voyez-vous un parallèle avec 2015 et le titre de champion de France au bout ?
Chaque saison est différente. Ce qui est sûr, c'est qu'on n'avait pas enchaîné cinq victoires en 2015. Là, grâce à ça, les liens se sont resserrés. On vit semaine après semaine et on verra où cela nous mène ! Mais je pense qu'on a passé un cap. lire aussi Quesada (Stade Français) : « On ne s'enflamme pas »

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