Rugby - Top 14 - ST - Toulouse : Didier Lacroix détaille tous les projets de son club

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Le président du Stade Toulousain avait convié la presse à une conférence ce jeudi après-midi pour évoquer le présent, mais surtout le futur du champion de France et d'Europe sortant. Il a notamment fait le point sur les finances actuelles du club. Vers des comptes à l'équilibre ? Didier Lacroix estime à 8 M€ le manque à gagner subi par le Stade Toulousain à cause de la pandémie de Covid-19. Un chiffre colossal qui aurait causé la perte du club si des prêts garantis par l'État (PGE) et une compensation de billetterie n'avaient pas renfloué ses caisses. « Sans cette double possibilité, on n'aurait pas pu tenir », affirme-t-il. Pour la compensation de billetterie portant sur le deuxième semestre de la saison 2020-2021, le club fera son déclaratif dans le courant de ce mois avant d'avoir une réponse de l'État courant octobre. Le montant des aides garanties par l'État, lui, s'élevait à 3,971 M€ sur le premier semestre de la saison 2020-2021. « Nous attendons sensiblement la même chose sur le deuxième semestre, dit Lacroix. Avec un prêt rebond du Conseil régional de 300 000 €, ça nous amènerait alors à 8,3 M€. » Ces prêts devront bien sûr être remboursés, dans un délai encore à déterminer, mais ils permettront au moins au club rouge et noir de présenter des comptes à l'équilibre dans un peu plus d'un mois. Mais seulement à l'équilibre. « C'est l'inconvénient de la règle de compensation de billetterie, explique le président. Elle ne vous amène qu'à un résultat à l'équilibre. Le Stade Toulousain perdra donc tout ce qu'une saison avec un double titre (champion d'Europe et de France) lui aurait très certainement amené, soit entre 1 et 1,5 M€. » Reste que le la saison à venir s'annonce plutôt bien avec un nombre d'abonnés équivalent à la saison 2019-2020 (environ 8000, grand public et partenaires confondus) et des partenaires toujours fidèles. Par ailleurs, le premier match à domicile de la saison, dimanche contre Toulon (21h05), devrait se jouer à guichets fermés. Une probable recapitalisation dans l'année Le club étudie sérieusement l'idée. « Pour une fois, ça nous permettrait de le faire sans pression, avec plus de lucidité, indique Lacroix. Très souvent, on recapitalise quand on n'a pas d'argent dans les caisses, parce qu'on a le couperet de la DNACG juste au-dessus de la tête. Là, ce n'est pas le cas. Cette recapitalisation nous permettrait notamment de financer une partie de nos futures installations. Dans la saison qui vient, on verra donc comment notre partenariat pourrait évoluer, comment l'actionnariat actuel pourrait évoluer, et qui pourrait nous accompagner. » Didier Lacroix « Ce n'est pas exclu d'évoquer un actionnariat public. » Le président lorgne notamment sur le lancement d'un actionnariat public, comme cela se pratique dans le foot au FC Barcelone avec les fameux « socios ». « On a mesuré via le mur de soutien (25000 briques achetées pour un total estimé entre 1,2 et 1,5 M€) quelle était l'attractivité du Stade Toulousain, dit-il. Alors, ce n'est pas exclu d'évoquer un actionnariat public. L'idée me semble bonne à explorer. Après, il faudra réfléchir à la gouvernance qui en découle, aux droits octroyés, etc. Aujourd'hui, c'est encore prématuré de savoir si on va y aller, comment on va y aller, et le montant que ça pourrait représenter. » Un nouveau centre d'entraînement à l'horizon ? Didier Lacroix a évoqué aussi l'avenir à moyen terme du club. Avec deux projets qui se détachent. Le premier prévu pour 2023, avec l'ouverture de la Cité des Rugby à Ernest-Wallon. « Ce sera un lieu où la thématique du rugby sera sacralisée, utilisée et pratiquée, observe-t-il. Elle nous permettra aussi de rafraîchir nos installations et d'être plus performants dans nos boutiques, à la brasserie, dans notre centre de conférence. Actuellement, nous sommes dans la période d'écriture du cahier des charges avec l'ensemble des institutions, c'est un objectif majeur du club. » L'autre projet est à plus long terme et correspondra à l'arrivée du métro jusqu'à Ernest-Wallon, ce qui impliquera une modification de la règlementation de l'urbanisme. « Il est possible que ça s'accompagne d'un déménagement des terrains d'entraînement, car on est plutôt à l'étroit. Il faudra voir où ça se fait. L'idée serait encore une fois d'innover, d'être plus performants sportivement et d'en tirer le meilleur profit économique. » Les objectifs sportifs de la saison Lacroix l'affirme, ses joueurs sont rentrés de vacances avec un appétit de victoires incroyable. « Je n'ai pas d'inquiétude sur leur état d'esprit de compétiteurs. » Ses objectifs sont simples, évidents : « On espère compter en Coupe d'Europe et en Top 14. On est aussi un club qui va continuer à accompagner ses internationaux, et qui espère en avoir d'autres, avec une visée qui s'appelle la Coupe du monde en 2023. » L'effectif n'a pas trop bougé, avec l'arrivée de deux joueurs seulement (Anthony Jelonch et Tim Nanaï-Williams), et notamment le départ de trois joueurs majeurs (Jerome Kaino, Yoann Huget et Cheslin Kolbe). « De cette saison, j'attends surtout les confirmations des joueurs émergents comme Meafu, Neti, Flament, Cramont, Youyoutte, Germain ou Delibes. Qui peut nous battre ? Tout le monde, tous les clubs du Top 14. Ma réponse est claire. Aucun match, y compris contre les promus, ne sera gagné d'avance, même avec notre meilleure équipe. On ne peut pas se permettre de dire en début de saison qu'on est le favori absolu. » lire aussi Toute l'actu du Top 14

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