Rugby - Top 14 - Top 14 : ce qu'il faut retenir de la 5e journée

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Deux succès à l'extérieur : celui du leader lyonnais (31-20) au Paris La Défense Arena face au Racing 92, et celui du Clermont (32-18) à Jean-Bouin devant le Stade Français. Pour sa part, Bordeaux-Bègles obtient un résultat nul (17-17) à Montpellier.Le leader : Lyon désormais seul en têteC'est ce qui s'appelle faire honneur à son standing. Le leader a été sans pitié sur la pelouse synthétique du Paris La Défense Arena, crucifiant (20-31) par des percées, des échappées, des relances et des options pleines d'opportunités un Racing 92 exsangue. Tout, dans le jeu mis en place par le coach Pierre Mignoni, était marqué du sceau de l'efficacité, du réalisme et du travail bien assimilé. Stratégiquement, le LOU était au-dessus de son adversaire et, même si les Franciliens sont revenus à 20-24, ils n'ont rien pu faire face à la dernière accélération rhodanienne.Les autres cadors : Toulon s'éteint, Montpellier à la peineAncien "ogre" du Top 14, Montpellier n'a pas été capable chez lui de se défaire de l'UBB, débarqué dans l'Hérault avec de l'ambition offensive. Pour autant, leur indiscipline n'a pas permis aux Girondins de viser plus haut qu'un résultat nul (17-17), lequel ne fait pas vraiment les affaires du MHR.De son côté, le RCT a laissé filer d'entrée à Brive un match qu'il s'était promis de remporter. Inattentifs, peu concernés, les Varois dont la stratégie semble floue, pour ne pas dire inexistante, n'ont joué que par moments. Cette discontinuité leur a été fatale (39-17).L'exploit : Clermont s'offre le Stade FrançaisIl y a d'abord cette manière très froide d'envisager ce déplacement, en laissant son buteur s'occuper du tableau d'affichage. Douze points en première période, soit quatre buts de pénalité sanctionnant des Parisiens très indisciplinés. Puis, alors que le Stade Français est passé en tête (13-12), accélérer - même en infériorité numérique - pour marquer d'entrée de seconde période (41e) et récidiver (51e) pour distancer l'adversaire (13-26). Et finir par s'imposer, 18-32, sur la pelouse de Jean-Bouin sans coup férir. Clermont sait doser son jeu et ses efforts. Le Stade Français, où couve la crise, ne va peut-être pas s'en remettre.La déception : La Rochelle sans gouvernail à BayonneComment une équipe en supériorité numérique pendant quarante minutes chez un des promus, Bayonne en l'occurrence, peut-elle laisser passer un succès qui s'offre ainsi à elle ? C'est la question qui va hanter les Rochelais toute cette semaine. Le pilier de l'Aviron, Census Johnston, puni d'un carton rouge pour avoir chargé Tawera Kerr-Barlow en l'air, les Rochelais n'ont jamais su organiser leur jeu pour profiter de cet avantage tombé du ciel... Ils ont inscrit trois essais, certes, contre deux aux Bayonnais, mais ça n'a pas suffi pour rapporter de Bayonne autre chose qu'un maigre bonus défensif.L'interrogation : dernier, le Stade Français est-il à sa place ?Dans un Top 14 très dense et rendu homogène par la force des choses, considérant l'absence des internationaux de toutes nationalités sélectionnés en Coupe du monde, le Stade Français souffre un peu. Mais pas plus que d'autres (Toulouse, Clermont, Racing 92).Non, le souci parisien est ailleurs : dans un jeu qui n'arrive pas à prendre, des joueurs qui manquent de tranchant, un staff très sud-africain critiqué par les supporters, un président qui n'a pas la culture rose. Mais dans le même registre, le Racing 92 n'est pas non plus bien classé (treizième). Paris brûle en ce début de saison.Kitione Kamikamica crucial d'entréeCoup d'envoi, ballon dégueulé par le capitaine varois Facundo Isa sur la réception et la machine briviste s'enclenche immédiatement pour envoyer son troisième-ligne aile fidjien, Kitione Kamikamica, droit vers l'en-but adverse. Max d'efficacité pour le CAB dans le sillage de son puissant flanker. Jamais le RCT ne se remettra de cette entame tranchante.Brice Dulin manque l'épilogueDans les dernières minutes face au LOU, le Racing peut encore y croire : il attaque sans discontinuer. Mais sur un ballon haut, le remplaçant Brice Dulin loupe grossièrement la réception, ce dont profite le centre lyonnais Thibault Regard pour marquer après une exploit personnel face à quatre défenseurs. Le rêve francilien est passé.La déclaration : « Je voulais savoir ce qu'on avait dans le slip »Christophe Urios (manager de Bordeaux-Bègles qui décroche un résultat nul, 17-17, à Montpellier : « On a pris deux points à l'extérieur. C'est un résultat positif mais on a manqué de maîtrise et d'intensité. Cela laisse un goût amer à la bouche. Il y avait les moyens de faire mieux. On sentait que Montpellier était fragile. On n'a pas fait un grand match mais on n'a pas perdu les pédales. Il y a quatre mois, Bordeaux avait pris quatre-vingts points à La Rochelle : on ne doit jamais l'oublier. On reste invaincus. On est à la poursuite de Lyon, qui fait un début de saison incroyable. On va s'attaquer au château-fort. Ces matches à Montpellier et à Lyon sont un premier tournant de la saison. Je voulais savoir ce qu'on avait dans le slip. On n'a pas été brillant, mais on s'est accroché. C'est ce que je veux voir. »La prochaine journée : Gerland abritera le duel au sommetLe week-end prochain, sale temps pour les derniers, Stade Français et Racing 92, qui se déplacent respectivement à Castres (samedi 5 octobre, 18h00) et à Pau (dimanche, 12h30) pour tenter de glaner des points précieux. En ouverture de cette sixième journée, deux grosses écuries ambitieuses s'affronteront, Clermont recevant Montpellier (samedi, 15h30).Mais le choc se situe sans conteste à Gerland entre le leader, Lyon, et son dauphin, Bordeaux-Bègles (samedi, 20h45). Pour finir, un Toulon-La Rochelle pour la bonne bouche, deux clubs aux portes du top 6 et qui veulent s'y installer.Calendrier/RésultatsClassement

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