Rugby - Top 14 - Top 14 : La fusion entre le Racing 92 et le Stade Français est annulée

L'Equipe.fr
A peine une semaine après son annonce, la fusion entre le Racing 92 et le Stade Français est déjà de l'histoire ancienne, après que Jacky Lorenzetti, le président des Ciel et Blanc, l'a annoncé ce dimanche dans un communiqué.

A peine une semaine après son annonce, la fusion entre le Racing 92 et le Stade Français est déjà de l'histoire ancienne, après que Jacky Lorenzetti, le président des Ciel et Blanc, l'a annoncé ce dimanche dans un communiqué.Tout ça pour ça ! Alors que lundi matin les présidents Jacky Lorenzetti (Racing 92) et Thomas Savare (Stade Français) mettaient le monde du rugby français en émoi en annonçant la fusion de leurs clubs dès la saison prochaine, voilà que, six jours plus tard, tout ceci n'est plus d'actualité.Devant une levée de boucliers que les deux hommes n'avaient pas envisagée, ils ont décidé de renoncer à leur projet. Jacky Lorenzetti l'a annoncé dans une lettre ouverte publiée sur le site du Racing 92. «J'ai décidé de renoncer à ce beau projet. (...) J'ai entendu et compris les fortes réticences qu'a soulevé ce beau projet d'union. En tout état de cause, les conditions sociales, politiques, culturelles, humaines, sportives ne sont pas remplies. Peut-être avons-nous eu raison trop tôt, l'avenir nous le dira...» C'est que, depuis lundi, les résistances ont été fortes. Il y a d'abord eu la grogne des joueurs parisiens, persuadés que cette fusion était surtout un rachat avec, à la clef, la disparition pure et simple du Stade Français. Une grogne devenue grève. Si les réactions ont été bien moins épidermiques dans les Hauts-de-Seine, on avait tout de même appris que Maxime Machenaud avait demandé à son agent d'activer des pistes pour un éventuel transfert. Toulon devenait même une destination possible. Côté supporters, la pilule ne passait pas. Au-delà de la région parisienne, un sondage Odoxa pour RTL et Winamax montrait, dimanche, que 56 % des amateurs de rugby étaient opposés à cette fusion.Une communication à contre-sensLe forme, enfin, n'avait pas manqué de perturber acteurs comme observateurs. L'affaire avait été traitée dans le plus grand secret depuis des mois. Le communiqué de lundi dernier avait pris tout le monde de court. S'en était suivi une conférence de presse où l'enthousiasme très ostensible de Jacky Lorenzetti se heurtait à un milieu et une opinion moins enclins à s'emballer. Les deux présidents, auteur de déclarations hasardeuses voire blessantes («45+45=45», en parlant de l'évolution de l'effectif des deux clubs), ne semblaient jamais avoir envisagé une quelconque opposition. Et que dire de la rumeur d'un rachat par le Qatar qui aurait précipité la décision d'un Lorenzetti jusqu'alors peu intéressé.Le monde du rugby s'est dressé pour faire front. Les anciens joueurs du Stade Français ont activé leurs réseaux pour essayer de trouver un repreneur providentiel. Sur tous les stades de France, des supporters ont affiché les couleurs du Stade Français en signe d'opposition à la disparition d'un des deux plus vieux clubs du pays. Bernard Laporte et la FFR se sont déclarés choqués et demandaient des explications. Bref, personne ne semblait vouloir de cette fusion. Et Jacky Lorenzetti et Thomas Savare d'endosser le costume de fossoyeur et de prédateur sans coeur, c'est selon. Au point que Savare, contrairement à Lorenzetti, commençait à parler de simple projet.Lassés, étonnés de telles réactions, ils ont donc décidé de laisser tomber. Avant même la dernière réunion d'apaisement et d'explication qui devait avoir lieu lundi prochain, à 18h00, au siège de la LNR. Tout ça pour ça.

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