Rugby - Top 14 - Coronavirus - Top 14 : les présidents de clubs inquiets pour les pertes financières liées au coronavirus

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Avant la réunion de mardi soir entre les clubs et la Ligue nationale de rugby, plusieurs présidents se sont exprimés sur les pertes financières importantes que représenteraient des rencontres à huis clos jusqu'au 15 avril. Lundi, la ministre des Sports Roxana Maracineanu s'est exprimée pour interdire les manifestations rassemblant plus de 1000 personnes, en milieu ouvert comme en milieu confiné, jusqu'au 15 avril. Cette mesure impacte donc directement trois journées du Top 14 : la 18e (21-22 mars), la 19e (28-29 mars) et la 20e (11-12 avril) ; ainsi que les quarts des coupes d'Europe qui concernent cinq équipes françaises : Toulon-Scarlets (3 avril), Clermont-Racing (4 avril), Bordeaux-Bègles-Edimbourg (4 avril) et Toulouse-Ulster (5 avril). Tous les matches concernés devront donc se disputer à huis clos. Calendrier et résultats du Top 14 Plusieurs présidents de club se sont d'ores et déjà exprimés pour manifester leur crainte concernant les pertes financières importantes de rencontres jouées sans public. Éric de Cromières, président de Clermont « Pour moi, ce n'est pas jouable » Didier Lacroix, le président du Stade Toulousain, s'est confié à nos confrères de La Dépêche du Midi : « Financièrement, il va falloir trouver une solution. On ne peut pas se permettre d'avoir une perte d'activités que l'on chiffre globalement, si on va jusqu'à la fin de la saison, à 3 millions d'euros. Si on perd 3 millions d'euros, on aura de réelles difficultés. On parle de montants très importants donc, encore une fois, il faut être raisonnable, agile, réactif. » Dans La Montagne, Éric de Cromières (Clermont) explique : « En tenant compte du remboursement de nos partenaires (abonnés compris), toutes charges déduites, c'est une perte de 850 000 euros par match. Avec le million d'euros que rapporte en général un quart de finale de Champions Cup, on déplorerait 3,5 millions d'euros de perte. Le huis clos est pour nous un préjudice considérable, c'est 10 % de notre budget. Pour moi, ce n'est pas jouable ». Laurent Marti, le dirigeant de l'Union Bordeaux-Bègles, actuel leader du Top 14, s'est exprimé au micro de France Bleu Gironde : « Le match du dimanche soir à 21h contre Montpellier (le 29 mars, 19e journée) ne générera pas un manque à gagner hyper important, on peut le chiffrer à 200 000 ou 300 000 euros quand même. Mais pour le quart de finale de coupe d'Europe, là, on avait planifié autour de 500 000, peut-être 600 000 euros si on remplit le stade puisque ce match n'est pas dans les offres vendues à l'année. Donc tout le monde repaie sa place et chaque partenaire repaie son panneau ou sa loge. Ça allait nous aider à réduire le déficit. Vous faites le calcul et vous voyez, rien qu'en deux matches, ce qu'on pourrait perdre. » Une perte totale qui s'élèverait donc entre 700 000 et 900 000 euros. Pour Xavier Ric, le directeur général de Brive, cité par La Montagne, le club corrézien perdrait « plusieurs centaines de milliers d'euros » en disputant son match contre La Rochelle (le 29 mars, 19e journée) à huis clos. Le chiffre exact devrait se trouver entre 200 000 et 300 000 euros. 13 % Selon le dernier rapport de la DNACG, lors de la saison 2017-2018, les recettes de billetterie représentaient en moyenne 13 % des recettes totales des clubs de Top 14. Une réunion téléphonique est prévue ce mardi soir entre tous les présidents de clubs de Top 14, de Pro D2, et les dirigeants de la LNR « afin de trouver les meilleures solutions qui préserveront l'équité du Championnat, l'économie des clubs, et l'engouement des supporters », peut-on lire dans un communiqué du RC Toulon. Il y sera question du gel ou non du Championnat, comme évoqué par Éric de Cromières, pour éviter les pertes financières tant redoutées. Toute l'actualité sur le coronavirus

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