Rugby - Top 14 - Top 14 (22e journée) : Le Stade Français sous tension se paye Toulon

L'Equipe.fr
Dans un match de haute pression après l'épisode de la fusion avortée avec le Racing 92, le Stade Français est parvenu non sans difficulté à l'emporter (17-11) sur Toulon, qui repart bredouille.

Dans un match de haute pression après l'épisode de la fusion avortée avec le Racing 92, le Stade Français est parvenu non sans difficulté à l'emporter (17-11) sur Toulon, qui repart bredouille.Le match : 17-11C'était le match charnière pour le Stade Français, celui qui pouvait lui permettre de ne pas se stresser avec le spectre de la descente en ProD2 en cas de défaite, ce dimanche soir face à Toulon. Victoire impérative, surtout dans la perspective où un ou des repreneurs décideraient de prendre la suite du président Thomas Savare, lassé de jouer les mécènes à 6 millions d'euros par saison en plus d'être partenaire principal du club. C'est chose faite avec ce succès (17-11), plus difficile que ne le laisse entendre le score au terme d'un match dense mais pas intense.Marquée par les cartons jaunes, la première période vit Toulon en position de marquer par Juan Smith (23e) et Waisea louper une occasion d'essai (6e), puis se faire doubler par Vermeulen dans l'en-but varois (30e) sur un beau coup de patte signé Genia. La mêlée parisienne souffrait, la touche varoise était contrée, Barba et Bastareaud s'entendaient pour combiner au large. Le Stade Français, qui avait commencé fort et terminait de même, virait en tête à la pause (12-3) dans un stade Jean-Bouin au trois quarts rempli à l'appel des supporteurs, lesquels sifflèrent copieuse leur président quand celui-ci apparut sur les écrans géants du stade.Le film du matchEn seconde période, l'ailier droit fidjien Waisea trouva la faille en bout de ligne (48e), bien servi par son centre Jonathan Danty sur une combinaison huilée, ridiculisant le treiziste australien Ben Barba pourtant présenté comme une merveille mais qui n'était qu'un zébulon virevoltant qui plaquait aux oreilles. Sur ce coup-là, le drôle d'Aussie n'était pas seul à s'être fait enfumer. Quatre, c'est aussi le nombre de défenseurs parisiens qui furent feintés par Mathieu Bastareaud quand le centre varois se créa en puissance un intervalle (59e, 17-8) pour marquer à son tour.Petit à petit et dans la confusion, le RCT remonta au score. Redevenu ouvreur titulaire depuis le 12 novembre de l'année passée et sa fracture à l'avant-bras, l'international François Trinh-Duc passait son deuxième but de pénalité de la soirée (71e, 17-11). Son alter ego parisien Jules Plisson ne parvenait pas à lui donner la réplique (échecs aux 47e, 66e, 74e). Paris dominait territorialement mais avec son troisième carton jaune (76e) et une faute grossière de Sergio Parisse au sol (78e) qui aurait méritée une expulsion temporaire, les Parisiens n'étaient à l'abri de rien, l'emportant à l'enthousiasme et aux tripes face à une médiocre sélection varoise.Le fait : Des mêlées beaucoup trop emmêléesCette phase de jeu, la mêlée, a été une calamité. Au point que l'arbitre a distribué quatre des six cartons jaunes à des piliers. Pas une seule des 24 mêlées stables, tout écroulé, onze pénalités : il y a eu plus de temps passé à faire et refaire encore et encore les mêlées, sans oublier les pénalités à infuser, qu'à voir le ballon dans les mains des ailiers. Déjà verrouillée en défense, cette rencontre fut indigeste dans cette phase de combat. Au point d'en être parfois ridicule. Surtout quand les deux équipes se retrouvèrent à quatorze contre quatorze.A VOIR : Sylvain Nicolas «Un match très tendu»

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