Rugby - Top 14 - Toulouse remporte son 21e Bouclier de Brennus en battant La Rochelle en finale du Top 14

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Succès de Toulouse (18-8) face au Stade Rochelais en finale du Top 14, vendredi soir à Saint-Denis, avec quinze points de Thomas Ramos. Les Toulousains remportent leur vingt-et-unième titre de champion de France. Et le deuxième doublé Coupe d'Europe - Championnat de leur histoire. Le match : 18-8 Une finale, ça ne se joue pas, ça se gagne. Surtout face à un rouleau-compresseur comme le fut le Stade Rochelais, cette saison. Et encore plus sous la pluie battante qui noya le Stade de France. C'est ce qu'ont fait les Toulousains (18-8) vendredi soir, bien calés derrière un plan tactique précis et rigoureux basé sur l'occupation du terrain au pied, un réalisme qui s'exprima par les tirs au but et les drops, La Rochelle pouvant s'enorgueillir d'avoir inscrit le seul essai de cette finale, à la 77e par son pilier remplaçant Dany Priso. On les avait laissés dominateurs dans tous les domaines lors de la finale de Coupe d'Europe perdue en infériorité numérique il y a un mois à Twickenham contre ce même adversaire toulousain, on les a retrouvés perdus au Stade de France pendant les quarante premières minutes, perdus tactiquement et incapables de proposer la moindre séquence maîtrisée. Du coup, leur retard à la pause (12-0) n'avait rien d'illogique. Deux buts de pénalités (3e, 34e) et un drop (9e) de Ramos pour bonifier une domination territoriale sans partage, et surtout un drop monumental de Cheslin Kolbe (40e) de cinquante mètres permirent ainsi au Stade Toulousain d'assoir sans ciller son autorité. lire aussi Le film de Toulouse - La Rochelle Sous une pluie battante en seconde période, La Rochelle repartit avec davantage d'allant et concrétisa sa belle entame d'un but de West (43e, 12-3) pour ouvrir enfin son compteur. Mais le jeu s'est stabilisé sans qu'aucune équipe ne prenne l'avantage dans le jeu. Dans ces conditions atmosphériques, Toulouse continua à jouer tactiquement au pied pour occuper le terrain mais surtout repousser les Rochelais qui n'avaient, très maladroits, comme solution que de passer en force par l'axe du terrain. Un deuxième échec de Ihaia West face aux poteaux (59e) après celui de la 5e minute laissa Toulouse à bonne distance, d'autant que Thomas Ramos, lui, fut précis (64e, 73e) pour porter le score à 18-3. La réaction tardive des Rochelais - essai de Priso (77e, 18-8) derrière pénaltouche sur ballon porté - ne changea rien à l'exploit du soir : le Stade Toulousain soulève son 21e bouclier de Brennus et décroche le deuxième doublé Coupe d'Europe - Championnat de France.

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2 Après 1996, le Stade Toulousain obtient son deuxième doublé Coupe d'Europe - Championnat de France. Le fait : La Rochelle a manqué de maîtrise Huit en-avant pendant les quarante-cinq premières minutes, et autant de pénalités sifflées contre eux : les Rochelais ont gâché de trop nombreuses occasions et laissé l'initiative du jeu à leur adversaire, qui n'en demandait pas tant. Fébriles, se débarrassant trop vite du ballon, maladroits et indisciplinés, les Maritimes ont longtemps été l'ombre d'eux-mêmes, incapables d'inscrire le moindre point jusqu'à la 43e minute. Stress, sans aucun doute, au point que le meilleur rochelais de la saison, le troisième-ligne centre Grégory Alldritt, totalement dépassé par l'événement, fut sorti par son coach à la quarante-huitième minute. 1 Le nombre d'essais inscrit dans cette finale entre l'équipe la plus offensive - Toulouse - et la meilleure défense du Top 14, à savoir La Rochelle. Il est, paradoxalement, l'oeuvre du pilier international rochelais Dany Priso sur ballon porté en fin de match. L'action : Un drop de Cheslin Kolbe fait le break La mi-temps va bientôt être sifflée. Une minute plus tôt, le Stade Rochelais vient de gâcher un temps fort à cause d'un lancer déficient et c'est maintenant Toulouse qui s'enfonce dans le camp maritime. Derrière un ruck, Antoine Dupont adresse un passage à son arrière springbok Cheslin Kolbe placé sur la ligne des cinquante mètres, dans l'axe des poteaux. Calmement, le bon génie toulousain, dont on attendait les relances tranchantes, décoche presque sans élan un drop-goal qui permet à son équipe de faire le break, 12-0, juste avant la pause. Les Rochelais ne referont jamais ce handicap, sans doute plombés par ce geste monumental de haute technicité décoché avec aisance.

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