Rugby - Top 14 - UBB - Baptiste Serin (UBB) : «Je ne vais pas penser à moi»

L'Equipe.fr
Victime d'un coup de coude au visage contre Lyon à Gerland, le demi de mêlée international de l'UBB, Baptiste Serin, est sorti en première période sur protocole commotion.

Le demi de mêlée de l'UBB et des Bleus devrait jouer à l'ouverture à la Rochelle (samedi, 14h45). Sans états d'âme.«Contre Toulouse, le 25 mars, vous avez retrouvé l’UBB, avec laquelle vous n’aviez pas joué depuis mi-janvier en raison du Tournoi. Comment s’est passé ce retour dans l’équipe comme remplaçant, qui plus est à un poste d’ouvreur que vous n’aviez pas tenu depuis longtemps ?Plutôt bien, parce qu’on avait repris un peu de confiance après la victoire contre Grenoble, quinze jours plus tôt. J’ai essayé de faire le passage de l’équipe de France en club, le plus vite possible, pour être vraiment focalisé sur le match de Toulouse qui allait venir. Les coaches m’avaient parlé du poste que j’allais occuper le week-end, sur quoi il fallait que je me concentre durant la semaine. Et du coup, j’ai pu me préparer mentalement et psychologiquement pour ce match.N’est-ce pas trop compliqué de se replonger dans le quotidien du club, après une si longue absence? Avec des systèmes ou des annonces différentes de l’équipe nationale… Si, surtout que quelques trucs ont changé. Mais bon, il fallait que je me remette dans le bain sur un plan personnel et montrer à tout le monde que j’étais prêt à jouer. Parce que quand on fait 5 matches comme ça (en équipe de France), le plus dur, c’est de transvaser mentalement de l’un à l’autre, de retrouver toute la pratique, les annonces, se familiariser. Il faut faire un effort dans la tête aux entraînements les deux trois premiers jours pour être vraiment libre mentalement et jouer son rugby.Concernant votre passage à l’ouverture, vous disiez après Toulouse : ‘’Pour dépanner, ça va‘’. Et si vous deviez dépanner à nouveau contre La Rochelle, ça serait à contrecœur ?Pas du tout non. Je suis là pour aider mes coéquipiers. Je ne vais pas penser à moi sur cette fin de saison. J’ai plus d’expérience en 9, donc c’est plus facile pour moi. S’il faut dépanner en 10, je dépannerai en 10, et ce sera pour le bien de l’équipe, mais pas pour mon bien à moi. J’ai plus de facilité à jouer 9 qu’en 10.Pour vous, c’est vraiment du dépannage avec tout que cela sous-entend ?C’est du dépannage oui. Si je commence à faire le va-et-vient entre 9 et 10, je ne vais jamais m’y retrouver. Je me dois d’être performant à mon poste, en 9, pour pouvoir espérer plus haut.Et vous avez un statut d’international à ce poste de demi de mêlée…Statut ou pas, il n’y a rien de gagné. J’ai fait quelques matches en 9 en équipe de France, et forcément il faut tirer vers ce poste.Contre Toulouse, quand vous avez remplacé Simon Hickey vous avez aussi repris le tir au but. Ça s’est fait naturellement ?Oui. Avec l’équipe de France, si Camille Lopez n’allait pas, il était prévu que je bute, mais, vu son taux de réussite, la question ne se posait pas. Même si je continuais à m’entrainer régulièrement pour, un jour, comme contre Toulouse, être prêt au moment précis.Vous aimeriez être buteur plus régulièrement ?Oui, j’aimerais. Mais je ne suis pas quelqu’un qui va s’imposer comme ça, parce que j’ai fait trois matches en équipe de France (sic). Il y a Simon Hickey ou Ian Madigan qui butent très bien. Le plus important c’est que les points soient mis, quel que soit le joueur. Ils ont un taux de réussite assez élevé, je les laisse.»

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