Rugby - Top 14 - UBB - Jean-Baptiste Dubié (UBB) : «Il faut y croire»

L'Equipe.fr
Jean-Baptiste Dubié, le centre de l'Union Bordeaux-Bègles, évoque l'enjeu du déplacement à Bayonne, ce samedi (18h30) lors de la 21e journée du Top 14.

Jean-Baptiste Dubié, le centre de l'Union Bordeaux-Bègles, évoque l'enjeu du déplacement à Bayonne, ce samedi (18h30) lors de la 21e journée du Top 14. Dans quel état d’esprit est l’UBB avant le voyage à Bayonne ? La victoire bonifiée contre Grenoble (46-14), a été évidemment très positive pour la suite. On a non seulement mis fin à une série de matches sans victoire en Championnat (8), et on est 8e, pas éloigné... Il reste six matches et on s’attend à un gros déplacement à Bayonne. C’est le déplacement qui va nous permettre d’y croire ou non. Il faut oublier le match de Grenoble, qui était très important pour nous, pour la suite de nos objectifs, et maintenant, passer à ce match de Bayonne, qui peut nous permettre de changer d’objectif d’une semaine à l’autre. Et Bayonne, de son côté est remotivé. Avec le projet de fusion des deux clubs parisiens, l’Aviron peut envisager se sauver... Ça va leur donner une motivation supplémentaire, et ça ne jouera pas forcément en notre faveur. Surtout après le match à Toulon (82-14), qu’ils ont toujours en travers. C’est très difficile, même quand on est derniers du Championnat, de prendre 80 points ! Et avec le projet de fusion, il y a une envie supplémentaire de croire au maintien, parce que le 13e se sauverait sans doute. Et c’est pour cela qu’on s’attend à un match très rude. Les semaines avant de renouer avec le succès, contre Grenoble, vous aviez chuté de la 2e à la 11e place. Avez-vous eu vraiment peur de jouer le maintien ? Quand tu passes une période aussi compliquée moralement, tout est différent. On s’entraînait bien, mais, si on revient sur la défaite au Stade Français, par exemple (32-9, le 5 mars), ce n’est pas qu’on lâchait les armes, mais on était plus du tout en confiance. C’est un cercle vicieux, tu n’as pas confiance en toi, tu ne joues pas les bons coups, parce que tu n’oses pas demander le ballon, tu n’as pas le bon rebond, tu doutes... Et une équipe qui doute, peu importe si elle était 2e à la moitié de la saison. Tu vois la fin du Championnat arriver, tu vois que tu peux te mettre réellement en danger, tu parles de maintien, et voilà ! Donc, la dernière victoire a remis les idées en place. Ça fait énormément de bien au moral de pouvoir continuer et de ne pas avoir peur. Peut-on considérer que c’est un nouveau départ pour l’UBB, qu’elle est guérie ? Il faut y croire. On n’a pas envie du jouer le milieu de tableau, et on veut maintenir une dynamique positive. Croire qu’on peut accrocher des victoires à l’extérieur et battre les gros à domicile, prendre du plaisir sur le terrain, en donner, et on verra où ça nous mène. Il reste six matches, ça va aller très vite. Et la 7e place (qualificative pour la Coupe d’Europe après deux matches de barrages), bien sûr que ça peut être aussi un objectif.»

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