Rugby - CE - Toulouse - Rynhardt Elstadt bloqué à Toulouse par les règles sanitaires irlandaises

L'Equipe.fr
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Le troisième-ligne toulousain, de retour d'une semaine d'examens en Afrique du Sud, ne pourra pas se déplacer à Limmerick avec son club, ce week-end, pour y affronter le Munster en huitièmes de finale de Coupe d'Europe (samedi à 16h00). Les règles sanitaires en Irlande sont beaucoup plus strictes qu'en France, surtout vis-à-vis du variant sud-africain. C'est un nouveau coup dur pour le Stade Toulousain. Déjà plombé par de nombreuses blessures parmi les trois-quarts (Guitoune, Ramos, Bonneval, Fouyssac, Mallia, Tauzin, Huget), et tandis qu'une décision sera prise ce jeudi matin quant à la disponibilité du centre Pita Ahki (touché au tendon d'Achille), le club rouge et noir devra aussi faire sans son sécateur de la troisième-ligne Rynhardt Elstadt, samedi, en huitièmes de finale de la Coupe d'Europe, face au Munster. lire aussi Tableau final La raison ? Une interdiction de voyager en Irlande. « Rynhardt avait un examen à passer en Afrique du Sud à la fin du mois de mars pour terminer ses études et devenir pilote de ligne, explique le manager toulousain Ugo Mola. On lui avait permis de partir là-bas pendant la semaine de vacances, mi-mars, tout en sachant que selon les règles françaises, il aurait un isolement de dix jours à respecter à son retour à Toulouse avant de reprendre une activité normale. Selon ces dispositions qu'il a respectées, il a pu s'entraîner avec nous dès mardi matin. Sauf qu'on a dernièrement reçu un nouveau règlement de l'EPCR adapté à celui du gouvernement irlandais qui interdit tous les ressortissants d'Afrique du Sud, en l'occurrence chez nous un joueur (Elstadt) et un membre du staff (Alan-Basson Zondagh, assistant de l'entraîneur des arrières), de voyager en Irlande. » Un format de Coupe d'Europe en question Par ailleurs, Mola a pointé du doigt les tergiversations de l'EPCR au sujet des formats de la Coupe d'Europe. « Ce qui est très frustrant de la part de nos amis de l'EPCR, c'est le manque de décision. On ne connait même pas le format de la saison prochaine... On sent qu'il y a des pressions entre les ligues anglaise, celte et française. On est toujours dans ce jeu de pouvoir et de politique. Ce que je remarque, c'est que les autres sports avancent vite. Je pense à la Formule 1, notamment, où on sent une vraie révolution dans la manière d'aborder la compétition, les règlements, la manière dont on la diffuse. J'ai peur qu'on se prenne les pieds dans le tapis si on continue à vouloir faire le rugby de papa. À un moment, on a besoin de savoir où on va, d'avoir des formats plaisants, regardants et agréables. À un moment, les mecs s'endorment sur leur fauteuil. Ça serait bien qu'ils se réveillent tous. »