Rugby - Tournoi - Antoine Dupont fait l'admiration de ses aînés étrangers

L'Equipe.fr
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Trois grands joueurs étrangers jugent le niveau de classe mondiale du demi de mêlée des Bleus Antoine Dupont.

Greig Laidlaw (ex-demi de mêlée écossais) : « Il n'a peur de rien »
« Il fait partie du Top 4 mondial du moment, avec Aaron Smith, Nic White et Faf de Klerk. Ce qui fait sa force, c'est son âge : il joue avec cette énergie juvénile, il n'a peur de rien. Son duo avec Romain Ntamack l'aide. Ils jouent dans le même club, ils sont de la même génération, et ça leur permet de développer un instinct commun. Un aspect à améliorer ? Le jeu au pied : la variété, le moment de les délivrer. Il n'a certainement pas un mauvais pied, mais Toulouse ne l'utilise pas souvent, et il apprendra que dans les tests-matches, on a besoin. »

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Mike Philipps (ex-demi de mêlée gallois) : « Dans le monde, qui est meilleur ? »
« C'est le demi de mêlée instinctif dont la France avait besoin. Certains mettent en doute sa capacité à gérer le jeu, mais je ne suis pas d'accord. Dans le monde, actuellement, qui est meilleur que lui ? Les demis de mêlée néo-zélandais peuvent rivaliser mais je les mettrais hors-catégorie car ils ont tant de bons joueurs autour d'eux que ç'en est presque facile. Pour Dupont, bien sûr, cela va devenir de plus en plus compliqué de trouver des espaces, car les adversaires vont se focaliser sur lui, mais il saura trouver la solution car on voit bien qu'il a souvent un coup d'avance. »

Mike Prendergast (ex-demi de mêlée du Munster, de Bourgoin et de Gloucester) : « Admiratif de ses courses »
« Là où on voit que c'est un grand joueur, c'est qu'il arrive toujours à trouver des espaces dans un rugby où ils ne sont plus très nombreux. Je suis admiratif de ses courses juste après avoir fait une passe : il pense à la prochaine action, il arrive à bien se placer, à suivre les joueurs qui vont casser la défense. Défendre sur lui est très dur car on ne sait jamais jusqu'au dernier moment s'il va faire une passe ou s'il va chercher à casser le plaquage. Et il faut savoir bien plaquer car il a beaucoup d'appuis et est très costaud. En ce moment, c'est le demi de mêlée le plus fort, celui qui fait le plus de grosses performances. »